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Darmanin « s’étouffe » quand il entend « violences policières », l’expression passe mal

Le choix des mots de Gérald Darmanin a provoqué de nombreuses critiques évoquant notamment les affaires Georges Floyd et Cédric Chouviat.

Darmanin « s’étouffe » quand il entend « violences policières », l’expression passe mal

Le choix des mots de Gérald Darmanin a provoqué de nombreuses critiques évoquant notamment les affaires Georges Floyd et Cédric Chouviat.

POLICE – Le choix des mots. Ce mardi 28 juillet, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a réfuté, comme la Défenseure des droits et ses prédécesseurs, le terme de “violences policières”, estimant devant la Commission des lois de l’Assemblée nationale que la police exerce “une violence légitime”.

“Quand j’entends le mot ‘violences policières’ personnellement je m’étouffe”, a ainsi déclaré le ministre de l’Intérieur, qui avait déjà dû justifier l’emploi du mot “ensauvagement”, très usité à l’extrême droite, dans un entretien au Figaro.

“La police exerce une violence certes mais une violence légitime. (…) Elle doit le faire de manière proportionnelle, elle doit le faire de manière encadrée. Que quelques personnes le fassent en dehors des règles déontologique, la sanction doit être immédiate”, a-t-il ajouté.

“Mais il est normal que les policiers et gendarmes soient armés, interviennent par la force, pour que la force reste à la loi de la République et pas celle des bandes ou des communautés”, selon lui.

Pour le ministre, le terme “violences policières” est “antinomique”. “Il peut y avoir des dérives, qu’on doit sanctionner et je pense que le gouvernement les sanctionne et s’il ne le fait pas, la presse, les syndicats, les parlementaires rappellent à la hiérarchie policière, au ministre de l’Intérieur, ce qu’il doit faire et c’est bien légitime”, a-t-il estimé.

“Il n’y avait aucune arrière-pensée”

Si l’argumentaire est connu, et si la référence à Max Weber est souvent employée à contre-emploi, le choix du verbe ”étouffer” n’a lui pas manqué de faire réagir. Plusieurs observateurs et internautes sur les réseaux sociaux ont bondi en rappelant l’affaire George Floyd aux Etats-Unis, mais aussi celle de Cédric Chouviat en France. Tous deux morts après des interpellations policières au cours desquelles ils avaient respectivement déclaré “Je ne peux pas respirer” et “J’étouffe”.

L’avocat de la famille Chouviat, Arié Alimi, a ainsi estimé que Gérald Darmanin avait “dépassé toutes les limites de la décence”. La soeur de Cédric Chouviat a demandé des excuses. De nombreuses manifestations ont eu lieu en France et aux Etats-Unis ces derniers mois contre les violences policières et le racisme.

Contacté par LCI, l’entourage du Ministre parle d’“une expression française utilisée communément, comprise par tous”. Et d’ajouter: “Il n’y avait aucune arrière-pensée. Il ne s’agit en aucun cas d’un parallèle dans une affaire où des mises en examen ont été prononcées.”

Source : HuffPost 29/07/2020 

 

 

 

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