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Crise en Libyenne : des progrès en vue de consolider le cessez-le-feu en vigueur

Moscou - Des progrès ont été enregistrés dans les pourparlers à Moscou destinés à signer un projet de document relatif au cessez-le-feu déjà en vigueur en Libye, dans lequel l'Algérie à jouer un rôle central, à la veille de la Conférence de Berlin sur la crise Libyenne.

Crise en Libyenne : des progrès en vue de consolider le cessez-le-feu en vigueur

Moscou – Des progrès ont été enregistrés dans les pourparlers à Moscou destinés à signer un projet de document relatif au cessez-le-feu déjà en vigueur en Libye, dans lequel l’Algérie à jouer un rôle central, à la veille de la Conférence de Berlin sur la crise Libyenne.

« Un certain progrès a été obtenu », s’est félicité le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors d’une conférence de presse à l’issue de négociations qui ont duré environ sept heures à Moscou en présence des parties libyennes, de la Russie et de la Turquie.

Parallèlement, à l’ONU des discussions étaient en cours sur l’établissement d’une mission d’observation si un tel document relatif au cessez-le-feu était conclu entre les belligérants.

« Pour qu’un cessez-le-feu en Libye soit respecté, il devrait y avoir un mécanisme impartial de surveillance et de mise en œuvre ainsi que des mesures de confiance », a déclaré le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric.

Les protagonistes de la crise libyenne, le président du Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj, et le maréchal Khalifa Haftar, s’étaient déplacés à Moscou pour ces pourparlers, sans la présence de l’ONU, sans toutefois parvenir à la signature formelle du projet d’accord de cessez-le-feu.

Fayez Al-Sarraj a signé le document, alors que Khalifa Haftar a demandé « un peu de temps supplémentaire » pour réfléchir, a précisé M. Lavrov, tout en assurant que le maréchal considère ce document « de manière positive », même si Haftar a émis certaines réserves.

Les discussions ont impliqué les délégations des deux camps et ont été chapeautées par M. Lavrov et le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, ainsi que par leurs homologues turcs, Mevlut Cavusoglu et Hulusi Akar.

Le projet d’accord appelle les deux parties à arrêter les hostilités, la formation d’un comité militaire pour établir un lien de communication entre les deux belligérants, ainsi que des mesures réciproques des deux parties pour assurer la stabilité dans Tripoli et les autres villes libyennes.

Un cessez-le-feu acquis suite aux intenses efforts de l’Algérie

Le cessez-le-feu observé en Libye à la faveur d’intenses efforts de la diplomatie algérienne marquées par un large ballet diplomatique à Alger, intervient à la veille d’une Conférence internationale sur la Libye sous l’égide de l’ONU à Berlin, prévue le 19 janvier sous l’égide de l’ONU.

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu lundi soir un appel téléphonique de la chancelière allemande Angela Merkel, qui l’a invité à prendre part à la Conférence de Berlin, a indiqué un communiqué de la Présidence de la République. Le président Tebboune a accepté cette invitation pour participer à cette Conférence, a ajouté le texte.

A la suite de la réunion de Berlin, le Conseil de sécurité de l’ONU pourrait avaliser ses résultats via une résolution et décider de la mise en place d’une mission d’observation de cessez-le-feu.

La demande du cessez-le-feu en Libye « est purement algérienne » en tant que préalable à tout règlement de la crise politique en Libye, avait souligné l’enseignant universitaire en Sciences politiques et relations internationales, Mohamed Salim Hammadi.

Le spécialiste en questions sécuritaires a déclaré à l’APS que « l’Algérie du fait qu’elle n’a jamais été partie prenante du conflit en Libye, mais plutôt de la solution, s’est contentée dans le cadre de sa doctrine diplomatique d’établir des contacts et lancer une dynamique, laissant aux parties qui se sont imposées dans ce conflit, le champ pour annoncer le cessez-le-feu ».

Expliquant le rôle de l’Algérie dans la concrétisation du cessez-le-feu dans ce pays voisin, M. Hammadi a indiqué que ce rôle est illustré à travers « le message fort » adressé à toutes les parties concernées par le conflit que Tripoli était « une ligne rouge ».

M.Hammadi a aussi souligné l’appel d’Alger à davantage de pression pour imposer un cessez-le-feu et de mettre un terme aux ingérences étrangères qui aggravent la situation.

L’Algérie a affirmé à travers ce « message clair » à la communauté internationale, qu’elle « n’adhèrera à aucun processus politique qu’après un cessez-le-feu », d’où la forte mobilisation diplomatique des derniers jours et la convergence vers Alger de plusieurs délégations libyennes et de pays engagés dans les concertations autour de la solution en Libye, a estimé l’analyste.

Aps

 

 

 

 

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