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Coronavirus : Meuse, Meurthe-et-Moselle, Marne et Nord, ces départements où les cas augmentent

Les autorités de ces départements appellent à redoubler de vigilance pour ne pas virer en orange pour la phase 3 du déconfinement.

Coronavirus : Meuse, Meurthe-et-Moselle, Marne et Nord, ces départements où les cas augmentent

Par : Matthieu Balu

Les autorités de ces départements appellent à redoubler de vigilance pour ne pas virer en orange pour la phase 3 du déconfinement.

SANTÉ – La vigilance s’étend. Les statistiques publiées par Santé Publique France jeudi 11 juin mettent en évidence les chiffres dans la Meuse et la Meurthe-et-Moselle. Mais ces deux départements lorrains ne sont pas les seuls à faire face à une remontée à surveiller du nombre de cas de Covid-19. En plus du département voisin de la Marne, c’est le Nord (région des Hauts-de-France) qui voit ses chiffres s’infléchir dans une direction à surveiller de près, en plus de la Guyane et de Mayotte dont la situation est toujours difficile.

Ces quatre départements sont en effet ceux où le “taux d’incidence”, c’est-à-dire le nombre de personnes testées positives pour 100 000 habitants, a dépassé les 10, faisant basculer les autorités de santé en phase de “vigilance”.

À tel point que le préfet de Meurthe-et-Moselle a tiré la sonnette d’alarme,

Sur Twitter, Éric Freysselinard s’était ainsi inquiété de l’augmentation survenue depuis la fin du mois de mai, avant de nuancer ses propos. Son département connaît un taux d’incidence de 22,2 quand la moyenne nationale est de 4; dans la Meuse il est de 27, et en Guyane il atteint même les 27,5. Pour le préfet, c’est parce qu’on réalise “plus de tests” qu’ailleurs dans son département. Une explication qui ne suffit pourtant pas à justifier l’ensemble de ce tableau, comme le faisait remarquer Libération, jeudi 11 juin.

Le nombre de tests réalisés était en effet en baisse la semaine du 1er juin, alors que c’est justement à ce moment que les chiffres se sont emballés. De même, cela n’explique pas le taux de positivité, c’est-à-dire le pourcentage de résultats positifs par rapport au nombre de tests réalisés : il est ainsi 2,7 fois plus élevé en Meurthe-et-Moselle que dans le reste de la France, 3 fois plus élevé dans la Meuse. C’est la preuve irréfutable que la circulation du virus y est plus intense.

70 personnes testées positives dans le Nord

Dans le Nord, la situation est un peu différente : le département est tout juste au-dessus du seuil de vigilance, avec un taux d’incidence de 10,1 sur la première semaine de juin. Un chiffre moins inquiétant que pour le Grand Est, mais un autre indicateur assombrit ce tableau. Le 8 juin, pas moins de 70 personnes ont été testées positives au Covid-19 dans le département : c’est plus, le même jour, que la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et la Marne réunies. Le Nord est aussi, avec la Seine-Saint-Denis, là où le plus grand nombre de clusters épidémiques ont été signalés depuis le 9 mai.

Cependant pour l’instant, les autres indicateurs ne donnent pas matière à s’inquiéter. Le taux de reproduction effectif (le fameux R0), c’est-à-dire le nombre de personnes contaminées en moyenne par un malade restait très bon à la fin de la première semaine du mois de juin : alors que la moyenne nationale était à 0,73, il était de 0,63 dans le Grand Est et 0,69 dans les Hauts-de-France. Cela signifie qu’au niveau régional, la tendance à la décrue reste très nette.

La Guyane et Mayotte, en revanche, connaissent toujours une situation tendue. Pour l’île française de l’océan Indien, le taux d’incidence qui dépasse 114 la place très largement en tête des départements. Côté guyanais, c’est le taux de positivité à 23% qui est particulièrement inquiétant : le gouvernement s’est réuni le 9 juin pour évoquer ces deux cas particulièrement critiques.

Situation hospitalière sous contrôle

À la différence de l’outre-mer, l’augmentation du nombre de cas positifs en métropole n’engendre de pression supplémentaire sur le réseau hospitalier. Le nombre de patients en soins intensifs ne repart pas à la hausse ; il continue même de baisser. Dans la Meuse, jeudi 11 juin, on ne comptait plus qu’un seul patient en réanimation. Dans le Nord, on est tombé à 40 malades, en ligne là encore avec le reste de la France.

Même dans le cas où certains nouveaux cas d’infections s’aggraveraient, cela n’engendre pas d’inquiétude sérieuse pour moment : on est très proche de la moyenne du reste de l’hexagone. Le taux d’occupation des lits hospitaliers dans le Grand Est   d’environ 20% ; il est inférieur à 25% dans les Hauts-de-France. On est loin du seuil de vigilance de la tension hospitalière, fixé à 40%.

Les prochains jours diront en revanche si ces quatre départements risquent de passer par la case orange. La carte de France du coronavirus doit en effet être actualisée pour le 22 juin, date du début de la phase 3 du déconfinement. Pour que ces départements restent en vert comme la quasi-totalité du territoire français actuellement, il faudra que quatre critères restent dans les clous : le taux d’incidence, le taux de positivité de tests virologiques, le taux d’occupation des lits hospitaliers, et le taux de reproduction du virus (le fameux Re). Seuls les deux premiers indicateurs indiquent pour le moment un frémissement à surveiller.

Source : HuffPost 12/06/2020

 

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