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Ces soignants n’ont déjà plus l’impression d’être traités en héros

En attendant les annonces du "Ségur de la Santé", les soignants sortent dans la rue, eux qui avaient été tant applaudis pendant la crise du coronavirus.

Ces soignants n’ont déjà plus l’impression d’être traités en héros

Par : Hortense de MontalivetPierre Tremblay

En attendant les annonces du « Ségur de la Santé », les soignants sortent dans la rue, eux qui avaient été tant applaudis pendant la crise du coronavirus.

POLITIQUE – Il est loin le temps des applaudissements à 20h… Après avoir été portés aux nues pendant la crise sanitaire, plusieurs milliers de personnes appartenant au corps médical se sont rassemblés ce mardi 16 juin à la mi-journée devant le ministère de la Santé à Paris. Leur demande : plus de moyens en faveur de l’hôpital public et plus largement de l’ensemble du système de santé.

Parmi eux, de nombreux infirmiers, aides-soignants, médecins, brancardiers, aides à domicile, mais aussi quelques gilets jaunes, étaient rassemblés derrière une banderole “Il est urgent d’agir”. Ce personnel soignant acclamé pendant le plus dur de la crise du Covid-19 se sent aujourd’hui laissé pour compte. Et il est loin le temps où ils étaient traités en héros, du moins en paroles, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo ci-dessus.

Des lits, des salaires et des primes Covid pour tout le monde

Certains portaient des pancartes “Hôpital asphyxié / I can’t breathe”, en référence au mouvement “Black lives matter”, mais aussi “Ségur = imposture”, pour dénoncer les concertations en cours sur les salaires et l’organisation du système de santé. Les manifestants et les syndicats demandent en priorité l’arrêt des fermetures des lits et plus d’effectifs. Une revalorisation des salaires, en fonction des professions, ainsi qu’un lissage des primes promises par le gouvernement.

Si les infirmiers du secteur privé ont désormais accès eux aussi à la prime de reconnaissance nationale, après avoir été oubliés dans le décret de départ, ce sont les aides à domicile libérales qui restent sur le carreau. Leur prime ne dépendra pas de l’État à la différence des autres professions, mais des départements. Et tous ne sont pas prêts à la payer pour le moment.

À ses côtés, le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, a rappelé l’importance de l’utilité de cet argent qu’il ne faut pas considérer comme “une dette. Au contraire, c’est un investissement”.

Du bruit avant les résultats du Ségur

Lancé fin mai, le “Ségur de la santé” (du nom d’une des avenues bordant le ministère) doit concrétiser d’ici début juillet le “plan massif d’investissement et de revalorisation” promis par Emmanuel Macron. Une dizaine de syndicats et collectifs de soignants ont cependant appelé à une journée de mobilisation ce mardi, avec plus de 220 rassemblements dans toute la France.

“Une négociation, c’est toujours en termes de résultats le produit d’un rapport de force”, a expliqué Yves Veyrier, présent dans la manifestation parisienne. Le secrétaire général de Force ouvrière a ajouté qu’“il faut absolument que les réponses soient à la hauteur des attentes” et qu’elles concernent “l’ensemble des personnels”, y compris les non-soignants.

Source : HuffPost   16/06/2020

 

 

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