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Canada : La gouvernante pour Ahmed Ben Bella

Canada : La gouvernante pour Ahmed Ben Bella

Par : Abdelkader DJEBBAR

Elle vit au Canada depuis environ quatre années. Et il y a à peine quelques jours, Fatma Zohra Chellali, une algérienne de 57 ans, a reçu comme un coup de marteau sur la tête. Elle est expulsable du Canada, dès le 29 janvier si le ministère de l’Immigration ne révise pas sa décision suite aux ultimes démarches de l’intéressée qui semble bénéficier de la procédure de parrainage. Selon son curriculum vitae, Fatma Zohra a été, entre autres, gouvernante pour Ahmed Ben Bella, premier président de la République algérienne démocratique et populaire. La femme qui est aujourd’hui âgée de 57 ans était célibataire en Algérie, musulmane, mais non pratiquante.
«Être femme célibataire là-bas, c’est risqué. On ne peut pas sortir, on ne peut pas prendre d’appartement. Être musulmane non pratiquante dans mon pays, c’est mal vu», a-t-elle indiqué samedi en entrevue à TVA Nouvelles, une chaîne de télévision québécoise.
« Mme Chellali n’a personne en Algérie qui pourra lui venir en aide. Son seul soutien est ici au Canada. Il s’agit de son mari, citoyen canadien. Elle n’a aucun enfant», a écrit dans la lettre adressée au ministre McCallum son avocat, Stéphane Handfield. Le Montréalais, spécialiste des dossiers d’immigration, a accepté de prendre l’affaire en main.
Il n’y a pas très longtemps, un femme d’origine algérienne atteinte d’un cancer qui devait être renvoyée du Canada a finalement obtenu le sursis qu’elle demandait à la Cour fédérale.
Ouacila Djemai s’était adressée à la Cour fédérale in extremis, demandant de surseoir à son renvoi, vu son état de santé précaire.
L’oncologue qui la traite a fait valoir que la vie de sa patiente était en danger si le traitement était interrompu. Mme Djemai craignait que le fait de la renvoyer immédiatement en Algérie n’entraîne une interruption du traitement.
La Cour fédérale a finalement accordé ce sursis, en soulignant les conséquences tragiques qui pourraient découler d’un renvoi hâtif de Mme Djemai dans son pays. Elle pourra ensuite contester la date de son renvoi. La dame d’origine algérienne est au Canada depuis 2011 et a fait une demande de statut de réfugié, qui lui a été refusée. Elle travaillait au Québec depuis quelque temps lorsqu’elle a appris qu’elle avait un cancer du sein.

A.D

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