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Calais : Manifestation de soutien aux migrants, heurts avec la police

Calais

Manifestation de soutien aux migrants, heurts avec la police

Des heurts violents ont opposé samedi pendant trois heures à Calais (nord de la France) la police à des manifestants venus soutenir les migrants occupant le bidonville (la «jungle») promis à l’évacuation, faisant quatre blessés, selon les autorités et l’AFP. Ces échauffourées interviennent alors que la préfecture du Pas-de-Calais avait interdit jeudi cette manifestation de soutien aux migrants, organisée par la «Coalition Internationale des Sans-Papiers et Migrants (CISPM)». Le bilan est de quatre blessés, trois membres des forces de l’ordre légèrement touchés et un photographe de l’AFP, tous par des jets de projectile, selon la préfecture du Pas-de-Calais et l’AFP. Un responsable du syndicat SGP Police-FO, Gilles Debove, a parlé de dix blessés, dont un hospitalisé, et fait état de sept véhicules des forces de l’ordre endommagés. Samedi aprèsmidi, à l’une des deux principales entrées du camp, environ 200 personnes, des migrants et des militants d’ultra gauche, notamment des No Border, ont tenté de passer le cordon des forces de l’ordre pour former un cortège. «Comme le rassemblement était interdit, il a été procédé aux sommations d’usage» et les forces de l’ordre «ont repoussé les migrants sur la bande des 100 m (qui avait été entièrement démantelée début 2016, NDLR), à l’intérieur même du camp», a expliqué à l’AFP Étienne Desplanques, directeur de cabinet de la préfète du Pasde-Calais. S’en sont suivies des violentes échauffourées entre les deux camps: les migrants et les militants, dont beaucoup de Britanniques, ont lancé des pierres et projectiles divers. Les forces de l’ordre ont répliqué en tirant des grenades de gaz lacrymogènes et en multipliant les recours à un canon à eau. «C’étaient des volées de cailloux, ça n’a pas arrêté», a témoigné un photographe de l’AFP présent sur les lieux. La situation était redevenue calme en début de soirée. Un peu plus tôt, quatre autocars partis de Paris et transportant environ 200 personnes pour participer à cette manifestation interdite ont été bloqués à 40 km de la ville et ont dû rebrousser chemin. Il s’agissait «de militants d’ultra-gauche parisiens et de migrants en provenance de Paris », a indiqué à l’AFP la préfecture. Le gouvernement français a annoncé sa volonté de démanteler totalement d’ici la fin de l’année la «jungle » de Calais où vivent entre 7.000 et 10.000 migrants espérant rallier le Royaume-Uni.

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