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Brésil : L’extrême droite un pied au pouvoir ?

Avec 46% des voix au premier tour des Présidentiels dimanches dernier, le Brésil pourrait se retrouver dans la tourmente et l’extrême droite pourrait se retrouver au pouvoir. Déjà le ton est monté dans la campagne pour le deuxième tour

Brésil : L’extrême droite un pied au pouvoir ?

Montréal par : Abdelkader DJEBBAR

Avec 46% des voix au premier tour des Présidentiels dimanches dernier, le Brésil pourrait se retrouver dans la tourmente et l’extrême droite pourrait se retrouver au pouvoir. Déjà le ton est monté dans la campagne pour le deuxième tour.

Le favori Jair Bolsonaro a traité son principal adversaire Fernando Haddad de « canaille » tandis que plusieurs Partis ont décidé dès mardi dernier de ne donner aucune consigne de vote pour la suite des événements.

Il faut préciser que pour les élections actuelles de la Présidentielle, 147 millions d’électeurs Brésiliens sont appelés aux urnes pour cinq élections différentes dont la Présidentielle. Le candidat d’extrême-droite Jair Bolsonaro a obtenu 46% des voix au premier tour, alors que le parti des travailleurs (PT) a remporté les quatre dernières Présidentielles.

Surnommé le «Trump tropical», Jaïr Bolsonaro (Parti Social-Libéral) a convaincu les Brésiliens avec plus de 46% des voix au premier tour de l’élection Présidentielle Brésilienne. Favori pour le second tour, le candidat d’extrême droite est pointé du doigt par les femmes.

Une chose est sûre: le candidat de gauche va devoir ratisser le plus large possible pour tenter de rattraper son retard après la démonstration de force de son adversaire au premier tour.

L’altercation virtuelle est partie d’une proposition de Fernando Haddad, du Parti des Travailleurs (PT), de l’ex-Président Luiz Inacio Lula da Silva, incarcéré pour corruption, à Bolsonaro. Le candidat de gauche, qui a obtenu 29% des voix au premier tour, a proposé à son adversaire de signer un engagement commun contre la dissémination de fausses informations sur internet, mais a essuyé un refus virulent.

Dès le soir du premier tour, Ciro Gomes (centre gauche), arrivé en troisième position avec 12,5% des suffrages, avait déclaré son rejet catégorique de Bolsonaro au nom de la «lutte pour la démocratie et contre le fascisme».

Mais il ne s’est pas engagé en faveur de Haddad, contrairement au petit Parti socialiste, le PSB, qui a annoncé mardi son ralliement, en vue d’un «front démocratique».

Le PSDB, grand parti du centre droit dont le candidat Geraldo Alckmin n’a obtenu que 4,76% des voix, a annoncé en début de soirée qu’il ne donnerait aucune consigne de vote. Le Parti de la droite progressiste (PP) a fait de même.

«Nous ne soutiendrons ni le PT ni le candidat Bolsonaro» et chacun «décidera en conscience», a dit le PSDB, la formation de l’ex-Président Fernando Henrique Cardoso (1995-2002), absente du second tour pour la première fois depuis 1994.

Les Brésiliens les plus précaires ont logiquement voté à gauche pendant des décennies. Mais le vent a tourné jusque dans les quartiers pauvres, où la demande de sécurité et de valeurs morales fait pencher les électeurs vers l’extrême droite.

A.D

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