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Bouteflika sous curatelle ?

Une requête a été déposée vendredi devant un tribunal de Genève pour demander le placement sous curatelle du Président Algérien Abdelaziz Bouteflika. Le chef d'Etat, candidat à un 5e mandat dans son pays, est toujours hospitalisé aux HUG.

Bouteflika sous curatelle ?

Alger par : Noureddine RAMZI

Une requête a été déposée vendredi devant un tribunal de Genève pour demander le placement sous curatelle du Président Algérien Abdelaziz Bouteflika. Le chef d’Etat, candidat à un 5e mandat dans son pays, est toujours hospitalisé aux HUG.

Dans cette requête déposée devant le Tribunal de Protection de l’adulte et de l’enfant, l’avocate Saskia Ditisheim, Présidente de la branche Suisse de l’ONG Avocats sans frontières, demande la nomination d’un ou plusieurs curateurs en invoquant l’état de santé du Président Bouteflika.

Agissant pour le compte d’une citoyenne Algérienne, l’avocate affirme que la « santé fragile » du chef d’Etat de 82 ans l’expose à être « manipulé » par son entourage.

Abdelaziz Bouteflika est hospitalisé aux Hôpitaux Universitaires de Genève depuis le 24 février, pour des « examens médicaux » selon la Présidence Algérienne. Président depuis 1999, il a été rarement vu en public depuis un AVC dont il a été victime en 2013.

Les langues se délient en Algérie: de plus en plus de gens osent affirmer qu’ils ne veulent plus du Président Abdelaziz Bouteflika. Une prise de parole publique qui aurait été impensable il y a quelques mois encore.

Le Président Abdelaziz Bouteflika serait « sous menace vitale permanente, » même si son directeur de campagne assurait jeudi que sa santé n’inspirait « aucune inquiétude ».

En Algérie, la rue continue de se mobiliser: vendredi s’est produite une nouvelle grosse mobilisation à l’échelle nationale pour s’opposer à la candidature de cet homme de 82 ans à un cinquième mandat Présidentiel.

Signe que les choses bougent Sur place, un médecin Algérien a osé publier un message très critique sur les réseaux sociaux. Et cela avant les premières manifestations, début février.

Il lui a fallu un courage certain, historique. Aucun de ses confrères ne s’était encore exprimé ainsi: « Je soussigné certifie – sans avoir consulté ou examiné le Président, mais de l’avoir vu à travers les médias – qu’il est inapte au travail et qu’il nécessite un arrêt de travail de longue durée. Il est tout à fait évident qu’on doit lui appliquer l’article 102 ».

Ce même article de la Constitution Algérienne déclare: « Lorsque le Président se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel doit proposer au Parlement de déclarer l’état d’empêchement ».

N.R

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