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Beyrouth sous le choc

Aucun Algérien ne figure parmi les victimes des explosions survenues mardi à Beyrouth (Liban), a annoncé le Ministère des Affaires Etrangères.

Beyrouth sous le choc

Par : Abdelkader BOUALEM

Aucun Algérien ne figure parmi les victimes des explosions survenues mardi à Beyrouth (Liban), a annoncé le Ministère des Affaires Etrangères.

Le Porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères, Abdelaziz Cherif, a indiqué, dans ce cadre, que « selon les informations en notre possession à cette heure (mardi soir), aucun ressortissant Algérien ne figure parmi les victimes des explosions survenues le 4 août au port de Beyrouth », faisant état d’un ressortissant Algérien légèrement blessé.

Et d’ajouter « nous avons des informations, non encore confirmées à notre ambassade à Beyrouth par les services sanitaires Libanais, concernant un autre ressortissant Algérien qui se trouverait dans un des hôpitaux de Beyrouth ».

« Mobilisée, notre ambassade est en contact permanent avec les membres de notre communauté pour toute demande d’aide en cette conjoncture difficile qui vit le Liban frère », a conclu le même responsable.

Les puissantes explosions qui ont secoué mardi le port de Beyrouth ont fait 73 morts et 3.700 blessés, selon un nouveau bilan fourni à la presse par un responsable du Ministère de la Santé.

Ce bilan est toutefois provisoire, selon le Directeur Général du Ministère, Fadi Sanan. Plus tôt le Ministre de la Santé, Hamad Hassan, avait assuré que les hôpitaux de la capitale étaient saturés par l’afflux des blessés.

Réuni d’urgence, le Conseil Supérieur de la Défense a déclaré que les déflagrations étaient dues à l’explosion de 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium dans le port. L’ammonium entre dans la composition de certains engrais mais aussi d’explosifs.

Vers 18H00 locales, (15H00 GMT), une première explosion est entendue à Beyrouth, suivie d’une autre très puissante qui a provoqué un gigantesque champignon dans le ciel. Les immeubles ont tremblé et les vitres ont été brisées à des kilomètres à la ronde. Le souffle a été ressenti jusqu’à l’île de Chypre à environ 200 km de là.

L’ONU au Liban a affirmé que des Casques bleus avaient été grièvement blessés à bord d’un navire endommagé par les explosions.

Les deux déflagrations qui ont dévasté partiellement la capitale Libanaise mardi seraient liées à l’explosion d’environ 2 750 tonnes de cette substance chimique.

Le nitrate d’ammonium revêt la forme d’un sel blanc inodore. Il est principalement utilisé comme composant des engrais agricoles azotés appelés ammonitrates. Le nitrate d’ammonium en lui-même n’est pas un combustible, mais un comburant, c’est-à-dire qu’il permet la combustion d’une autre substance en feu.

Cette caractéristique lui permet d’être aussi utilisé dans la constitution de certains explosifs, en étant mélangé par exemple au TNT (trinitrotoluène) ou à la pentrite, note la Société chimique de France. Ces explosifs sont utilisés dans le bâtiment, les mines et les carrières.

On ne sait pas pour l’instant ce qui a provoqué l’inflammation du produit chimique. « Il faut des circonstances extrêmes pour déclencher une explosion », affirme Gabriel da Silva, maître de conférences en génie chimique à l’université de Melbourne, au Guardian (en anglais). « C’est difficile de le brûler » ou détoner, confirme à l’AFP Jimmie Oxley, professeure Américaine de chimie ayant travaillé sur la combustion du nitrate d’ammonium.

A.D

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