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Bâtiment – Payer les entrepreneurs

Bâtiment – Payer les entrepreneurs

Synthèse  par : Abdelkader DJEBBAR

C’est surtout le secteur du bâtiment et des travaux publics qui retient l’attention dès que l’on aborde financement, paiement des factures, délais à respecter et abandon de chantiers par des entreprises de réalisation qu’elles soient algériennes ou étrangères. Et là, le président de la République a été on peut plus ferme pour assainir les situations et donner un nouvel élan afin que les citoyens soient logés au moins décemment.

Le chef de l’État n’a pas mâcher ses mots dans ce contexte précis lors du Conseil des ministres qu’il a présidé mercredi. Le gouvernement avait annoncé en mai dernier que près de 60 milliards de dinars seraient payés aux titres des redevances dues aux maîtres d’œuvre en charge des projets de réalisation de logements.

Ainsi, la CNL avait débloqué 74,6 milliards de dinars au profit des entrepreneurs et maîtres d’œuvre chargés de la réalisation des projets de logement dans les formules Location-vente (AADL) et logements publics locatifs (LPL-social).

Un montant de 14,78 milliards de dinars avait été débloqué au profit des maîtres d’œuvre chargés de la réalisation de logements AADL et 59,82 milliards de dinars au profit des maîtres d’œuvre chargés de la réalisation des projets de logements LPL (social).

Ce secteur bénéficie d’une allocation budgétaire jusqu’à la fin de l’année 2017 d’une valeur de 125 milliards DA. À cela s’ajoute l’enveloppe financière consommée durant le premier semestre 2017 estimée à plus de 241 milliards de DA.

La loi des finances de 2018 prévoit un budget d’équipement pour le secteur de l’habitat de 141,9 milliards de dinars, et ce, outre un montant de 8,41 milliards de dinars au titre du compte d’affectation spéciale.

Dans. Un reportage publié en octobre dernier, le journal français « Le Monde » mettait le doigt sur le mal qui fait l’actualité en Algérie.

« Tout le monde est en difficulté. Tous ceux qui travaillent avec l’État vont mal. » Larbi, qui demande à rester anonyme, est épuisé. Il est à la tête d’une entreprise familiale qui fabrique des éléments en bois pour les logements construits par l’État algérien. « La CPA [la banque publique étatique algérienne] m’a demandé de justifier la chute de mon chiffre d’affaires et ils menacent désormais de m’interdire tout découvert », soupire-t-il.

Le fonds de régulation des recettes, matelas financier du pays, qui contenait 71 milliards de dollars  en 2012, est vide. Au mois de juin, l’État a finalement réglé 120 milliards de dinars de créances aux entreprises, en débloquant des fonds de la Caisse nationale du logement. Cet organisme permet habituellement à l’État d’encourager l’accès à la propriété, par le biais d’une subvention, de 400 000 à 700 000 dinars. Puiser dans ces réserves aura, à terme, un impact sur la demande de logement. Mais terminer les chantiers de logement sociaux est un enjeu politique. Abdelaziz Bouteflika avait promis, lors de son élection en 1999, la construction d’un million de logements.

A.D

 

 

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