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Attaque chimique présumée en Syrie: divergences au sein du Conseil de sécurité

Attaque chimique présumée en Syrie: divergences au sein du Conseil de sécurité

Le double veto opposé aux deux projets de résolutions sur la Syrie présentés successivement par la Russie et les Etats-Unis après l’attaque chimique présumée à Douma, a montré les divergences au sein du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la crise Syrienne, alors que l’Occident maintient ses menaces d’actions contre Damas malgré les mises en garde contre toute escalade pouvant « déstabiliser » toute la région.

Faisant suite aux débats engagés autour d’une présumée attaque chimique à Douma dans la Ghouta Orientale, un double véto sur un texte Russe et un texte Américain a empêché la création, d’une part, d’un nouveau mécanisme d’enquête, demandé par les Américains, sur le recours supposé aux armes chimiques en Syrie ainsi que sur l’ouverture, telle que demandé par les Russes, d’une enquête indépendante, d’autre part.

L’ONU n’a plus de mécanisme de ce genre depuis la disparition fin 2017 du JIM, un groupe ONU-OIAC (Organisation pour l’interdiction des armes chimiques) dont le mandat n’a pas été renouvelé.

Conséquence: la confrontation entre les Etats-Unis et la Russie sur le dossier syrien s’est durcie, au moment où le président américain, Donald Trump, et son homologue français, Emmanuel Macron, ont réaffirmé leur souhait d' »une réaction ferme de la communauté internationale face à ces nouvelles atteintes à l’interdiction des armes chimiques ».

Lundi, le destroyer lance-missile USS Donald Cook a quitté le port chypriote de Larnaca, où il faisait escale, et se trouve dans une zone d’où il peut facilement frapper la Syrie.

Face au risque d’attaques, l’armée Syrienne a placé ses forces « en état d’alerte » pour les trois jours à venir dans les aéroports et les bases militaires du pays.

« Les menaces de l’Occident de mener une agression contre la Syrie ne l’obligera pas à renoncer au repoussement de toute agression quelle que soit sa source », a déclaré le représentant permanent de la Syrie auprès de l’ONU, Bachar Jaafari.

Il a rappelé que la Syrie, en riposte à la campagne de mensonges, menée par certains pays occidentaux, avait adressé une invitation formelle à l’OIAC pour qu’elle envoie une équipe d’enquête à Douma, assurant que la Syrie reste « soucieuse de coopérer complètement avec elle et de lui fournir toute aide pour qu’elle accomplisse sa mission avec professionnalisme, transparence et crédibilité ».

« Il a souligné que les auteurs du projet de résolution américaine portant (création d’un mécanisme d’enquête indépendant) ne cherchent pas à dévoiler la réalité car cette réalité va les condamner avec leurs agents terroristes sur le terrain », a-t-il ajouté, appelant la plupart des membres du Conseil de sécurité à « faire face aux mensonges et à assumer leur responsabilité pour faire  triompher la légalité internationale et protéger la paix et la sécurité dans le monde contre le terrorisme ».

Des mises en gardes contre toute action militaire en Syrie

Engagée aux côtés des forces syriennes dans leur combat contre les terroristes, la Russie a mis en garde contre tout acte en Syrie pouvant « déstabiliser la situation déjà fragile dans la région ».

« Nous espérons encore que toutes les parties évitent tout acte qui ne serait en réalité en aucun cas justifié et qui pourrait déstabiliser la situation, déjà fragile sans cela dans la région », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, jugeant la situation actuelle « très tendue ».

La Russie, dont les troupes sont sur le sol syrien, a toutefois prévenu qu’une intervention militaire américaine serait « très, très dangereuse ».

De son coté, la Chine est « opposée au recours impulsif à la force et aux menaces d’utilisation de la force dans les relations internationales », a réagi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang.

« Une enquête complète, impartiale et objective » doit d’abord être menée et aucune partie ne peut « préjuger des résultats afin de tirer des conclusions arbitraires », a-t-il souligné. « Les actions militaires ne nous mèneront nulle part », a-t-il ajouté.

A plusieurs reprises, le gouvernement Syrien et ses alliés ont estimé qu’il était « absurde » de recourir à des armes chimiques alors que sur le terrain, leurs forces sont victorieuses et contrôlaient déjà 95% de la Ghouta.

« L’armée, qui progresse rapidement et avec détermination, n’a pas besoin d’utiliser une quelconque substance chimique », avait rapporté l’agence Sana.

Téhéran avait partagé une analyse similaire: « l’armée Syrienne a le dessus sur le terrain face aux terroristes armés, l’utilisation d’armes chimiques ne serait pas rationnelle de sa part ».

En avril 2017, Donald Trump avait ordonné le lancement de missiles Tomahawk contre une base aérienne syrienne, au lendemain d’une attaque au gaz sarin, imputée au gouvernement syrien, et qui avait tué plus de 80 personnes à Khan Cheikhoun (nord-ouest).

Aps

 

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