Algérie

Analyse : Une joie justifiée mais la vigilance reste de mise

En fin de semaine écoulée il a été donné aux Algériens de suivre en « live » le spectacle inouï d'ex-hauts responsables de l'Etat sous le règne de Bouteflika se succéder au siège de la Cour suprême et en ressortir pour être conduits en « panier à salade » à la prison d'El Harrach inculpés dans des affaires de corruption, de dilapidation des deniers publics, d'abus de fonction et d'octroi d'indus privilèges

Analyse : Une joie justifiée mais la vigilance reste de mise

Oran par : Kharroubi Habib

En fin de semaine écoulée il a été donné aux Algériens de suivre en « live » le spectacle inouï d’ex-hauts responsables de l’Etat sous le règne de Bouteflika se succéder au siège de la Cour suprême et en ressortir pour être conduits en « panier à salade » à la prison d’El Harrach inculpés dans des affaires de corruption, de dilapidation des deniers publics, d’abus de fonction et d’octroi d’indus privilèges.

C’est peu dire que ce spectacle a suscité joie et satisfaction chez eux tant les personnages concernés sont vomis pour ce qu’ils ont été et ce qui leur est prêté d’avoir commis en étant aux commandes du pays. Il n’y a pas à s’offusquer que cela est ainsi tant les Ouyahia, Sellal et autres personnalités du régime honni de Bouteflika ont cumulé des rancœurs à leur encontre par leurs comportements et agissements en tant que détenteurs de l’autorité publique. Ce spectacle inouï n’a pu se produire sans l’Intifadha populaire déclenchée le 22 février qui a fait s’écrouler le régime Bouteflika et ayant inscrit dans ses objectifs la reddition de comptes pour tous ceux qui en ont été les piliers et les profiteurs insatiables. L’inculpation de ces ex-hauts responsables ne détournera pas pour autant le mouvement populaire de son exigence fondamentale et première qui est la mise à bas de ce qui subsiste du régime en décomposition.

Les Algériens savent en effet que pour tout aussi hauts placés dans ce régime qu’ont été les ex-responsables rattrapés par la justice, leur neutralisation ne met pas fin au système dont ils sont le produit. Ils continueront par conséquent à se mobiliser et à revendiquer le démantèlement de celui-ci qu’ils ne pourront obtenir qu’en persistant dans le rejet de la feuille de route à laquelle ses tenants encore agissant et manipulant veulent les faire souscrire. L’incarcération de symboles de ce système est une autre victoire pour le mouvement populaire. Elle ne doit pas pour autant l’incliner à croire qu’il a partie gagnée sur l’essentiel et que son intifadha est en train d’aboutir à ce qu’il revendique, à savoir : l’instauration d’un système ayant pour fondamentaux l’Etat de droit, la démocratie, le respect de la souveraineté du peuple et le bannissement de la hogra dans les pratiques de ceux qui seront appelés à l’exercice du pouvoir. Pour qu’une telle révolution se produise, il y a vigilance à déjouer les manœuvres qui se trament visant à substituer à la « Issaba » déchue ayant régné sous Bouteflika une autre se reconstituant sous l’égide et la protection du pouvoir de fait qui décide et ordonnes-en ces moments de vide institutionnel et constitutionnel.

KH.H

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