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Analyse : Qui se souvient de l’assassinat de Jamal Khashoggi ?

Il y a un an, Jamal Khashoggi, journaliste Saoudien, était assassiné au consulat d'Istanbul. Ce crime, dont l'enquête diligentée par les autorités Turques a révélé qu'il a été ordonné au plus haut niveau de l'Etat Saoudien et a été perpétré de façon abominable, a suscité l'indignation de la communauté internationale.

Analyse : Qui se souvient de l’assassinat de Jamal Khashoggi ?

Oran par : Kharroubi Habib

Il y a un an, Jamal Khashoggi, journaliste Saoudien, était assassiné au consulat d’Istanbul. Ce crime, dont l’enquête diligentée par les autorités Turques a révélé qu’il a été ordonné au plus haut niveau de l’Etat Saoudien et a été perpétré de façon abominable, a suscité l’indignation de la communauté internationale.

En ce premier anniversaire de l’assassinat du journaliste, bien peu dans les médias, il y a évocation de sa disparition. Ce qui dénote de leur part une intention délibérée de ne pas entretenir le souffle d’indignation qu’elle a provoqué et mis dans l’embarras la plupart des puissances ayant des relations d’intérêt avec le Royaume Wahhabite dissuasives pour elles de la tentation d’en condamner les dirigeants dont l’enquête a déterminé qu’ils ont été les commanditaires du crime.

Le silence qui est retombé sur l’affaire Khashoggi est assourdissant de la part des « démocraties » Occidentales que l’assassinat aurait dû, au contraire, pousser à exercer une constante pression sur la monarchie Saoudienne afin qu’elle avoue que l’assassinat de Khashoggi est un crime d’Etat et en sanctionne l’ordonnateur qui n’est autre que le Prince hériter Mohamed Ben Salman, qui continue à gouverner le Royaume comme si de rien n’était. La bouderie dont il a été l’objet de leur part et qu’elles lui ont momentané marqués pour ne pas offusquer leurs opinions nationales révulsées par la barbarie de l’acte criminel a vite cédé la place à des gestes de plate et abjecte courtisanerie qui sont allés jusqu’à faire semblant de croire en les versions successives formulées par les autorités de Riyad et visant toutes à disculper leur Prince héritier de la responsabilité de l’assassinat du journaliste. Bon « prince », Mohamed Ben Salman leur a fourni de quoi soulager cyniquement leur conscience d’Etats attachés aux droits de l’homme en se reconnaissant récemment une responsabilité « morale » dans l’assassinat de Khashoggi.

Ce qui apparaîtra suffisant pour classer le dossier Khashoggi et relancer le juteux partenariat que ces puissances occidentales si « morales» entretiennent avec le Royaume et sa monarchie rétrograde faisant fi des droits de l’homme. Ce à quoi elles se refusent de renoncer alors qu’en plus d’avoir fait assassiner Khashoggi. Cette monarchie mène au Yémen une guerre dont l’atrocité engendre pour son peuple la plus grande crise humanitaire survenue dans le monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour l’Occident, l’Arabie Saoudite est trop précieuse pour la mettre, de quelque façon que ce soit, au banc des accusés. Leurs médias « mainstreams »  le savent et ont pour cela jeté le voile de l’oubli sur le crime d’Istanbul.

KH.H

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