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Analyse : L’obstacle Bensalah

L'offre renouvelée par le Président intérimaire de l'Etat Abdelkader Bensalah de l'ouverture d'un dialogue sur les conditions de l'organisation de l'élection Présidentielle n'a suscité de réactions approbatrices que chez les Partis de l'ex-alliance Présidentielle. Ailleurs et même pour ceux qui se déclarent favorables à la démarche dialoguiste, elle a été qualifiée de « non-événement », venue d'une personnalité unanimement décriée en tant que symbole d'un régime dont la voix populi réclame sans discontinuité le départ.

Analyse :

L’obstacle Bensalah

Oran par : Kharroubi Habib

L’offre renouvelée par le Président intérimaire de l’Etat Abdelkader Bensalah de l’ouverture d’un dialogue sur les conditions de l’organisation de l’élection Présidentielle n’a suscité de réactions approbatrices que chez les Partis de l’ex-alliance Présidentielle. Ailleurs et même pour ceux qui se déclarent favorables à la démarche dialoguiste, elle a été qualifiée de « non-événement », venue d’une personnalité unanimement décriée en tant que symbole d’un régime dont la voix populi réclame sans discontinuité le départ.

A moins d’organiser un dialogue n’incluant que les partis de l’ex-alliance présidentielle et des organisations et associations à la douteuse représentativité, Bensalah ne peut que tirer la conclusion qu’il constitue un obstacle à la tenue d’un dialogue national pouvant permettre au pays de sortir de l’impasse institutionnelle et constitutionnelle dans laquelle il est. Il l’est assurément du moment que la majorité au sein de la composante du mouvement citoyen se déclare vouloir aller au dialogue mais pas avec lui ou le pouvoir qu’il incarne. De ce mouvement populaire et des forces politiques qui le soutiennent, il a émané des propositions qui tout en divergeant sur certains aspects se rejoignent sur l’impossibilité d’un dialogue piloté par Bensalah et les résidus du régime qu’il incarne. S’il est réellement désireux de mettre fin au statu quo mortifère qui condamne le pays à la paralysie et à l’effondrement inéluctable dans un proche avenir, le pouvoir de fait que masque la présence de Bensalah à la présidence de l’Etat se doit de cesser d’opposer des arguties constitutionnalistes à l’exigence de disqualification du personnage qui lui est formulée de partout.

En s’entêtant à faire du controversé et unanimement rejeté président intérimaire l’interlocuteur obligé des acteurs de l’intifadha qui ébranle le régime vermoulu légué par Bouteflika, le pouvoir de fait qui exerce la réalité du pouvoir ne peut que conforter le soupçon d’être résolu à faire avorter la revendication populaire de l’instauration d’une nouvelle République. Cette nouvelle République démocratique, bannissant la corruption, l’esprit régional ou clanique et garantissant le respect scrupuleux des droits et libertés dont les citoyens veulent jouir, ne peut sous aucun prétexte être portée sur les fonts baptismaux par Bensalah et les autres symboles du régime maintenus dans les rouages institutionnels et étatiques contre la volonté populaire qui n’entend pas se résoudre à ce déni de la primauté de la souveraineté du peuple.

S’il y a urgence à sortir l’Algérie de l’impasse politique, ce n’est certainement pas en brandissant contre son peuple la menace et en cherchant à casser son unité que l’on parviendra à la solution qu’impose cette nécessité.

KH.H

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