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Analyse : Le procès instruit par Gaïd Salah, préparatif au passage en force de l’option électorale

Le pouvoir et son homme fort le Général de corps d'armée, vice-Ministre de la Défense nationale et chef d'état-major ne se contentent plus de fustiger et de menacer les opposants à leur option de l'élection Présidentielle sans passage par une transition durant laquelle il serait procédé à l'élaboration d'une nouvelle Constitution. Ils sont en effet passés à l'offensive contre eux en les privant de réunion et de parole dans les lieux publics.

Analyse : Le procès instruit par Gaïd Salah, préparatif au passage en force de l’option électorale

Oran par : Kharroubi Habib

Le pouvoir et son homme fort le Général de corps d’armée, vice-Ministre de la Défense nationale et chef d’état-major ne se contentent plus de fustiger et de menacer les opposants à leur option de l’élection Présidentielle sans passage par une transition durant laquelle il serait procédé à l’élaboration d’une nouvelle Constitution. Ils sont en effet passés à l’offensive contre eux en les privant de réunion et de parole dans les lieux publics.

Les premiers à faire les frais de cette offensive répressive ont été l’association « RAJ » et les Partis et associations regroupés autour des forces de «l’alternative démocratique». L’administration a opposé une fin de non-recevoir à leur demande d’autorisation à l’effet pour RAJ d’organiser son université d’été et pour les autres une convention nationale. Dans leur réaction aux interdictions qui commencent à pleuvoir contre le camp militant pour une transition démocratique, les forces du pôle de « l’alternative démocratique » n’ont pas tort de souligner qu’elles « coïncident avec le discours virulent des tenants du pouvoir qui ne tolèrent aucune voix discordante ».

Dans ses allocutions prononcées à Oran lors de sa visite à la 2ème Région militaire, Gaïd Salah a ouvertement qualifié les partisans de la transition démocratique d’être les acolytes de la « bande » et de travailler avec elle à la réalisation d’un agenda qui leur est dicté par leurs maîtres étrangers. Ce qualificatif qu’il leur a décerné et l’accusation gravissime qu’il a proférée à leur encontre font craindre que pour les faire taire Gaïd Salah est déterminé à les réprimer plus durement encore. Ce qui est d’autant probable qu’il apparaît clairement qu’il a l’intention de procéder par le passage en force de l’option de l’élection présidentielle sans transition quitte à neutraliser arbitrairement ses détracteurs en invoquant contre eux le « crime » d’être « des mercenaires enrôlés dans un complot contre l’Algérie et son peuple ».

Le procès instruit par le chef de l’armée contre le camp des opposants à l’option qu’il prône et va tenter d’imposer unilatéralement au pays est révélateur que rien n’a changé dans la conception du pouvoir qu’ont ses détenteurs qui se le sont arrogé dans le sillage de la démission forcée du président déchu. Les partis et autres acteurs de la crise politique qui se sont démarqués des forces de « l’alternative démocratique » sur le principe d’une transition et d’une constituante et plaident pour l’élection Présidentielle sous condition de la satisfaction de certains préalables dont celui du respect des libertés publiques et autres droits fondamentaux garantis par la Constitution, devraient s’alarmer de la vague répressive qui s’abat sur ces acteurs de la scène politique et la dénoncer sans restriction dans le verbe. Ce que préfigure cette vague répressive est que le généralisme Gaïd Salah ne sera pas « tendre » à leur égard eux aussi s’ils ne se conforment pas à ce qu’il attend d’eux : prendre leur part dans le plan visant l’organisation au pas de charge de l’élection Présidentielle et cela sans objection ni contestation de l’un ou de l’autre de ses aspects. Beaucoup semblent hélas disposés au reniement par intérêt individuel ou partisan.

KH.H

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Un commentaire

  1. Il est clair que le problème n’est pas le gouvernement actuel qui n’a aucun pouvoir réel tout comme le soi disant «président» par intérim. Non le pouvoir réel qui fait face et qui protège le système en empêchant les revendications populaires de démocratie et de liberté en Algérie c’est l’armée appuyée par la gendarmerie et la police. Cet appareil militaro-policier installé par la force et dans le sang en 1962 réprime et oppresse les algériens depuis 57 ans. Et la destruction du pays et de son peuple n’est pas finie. En sortant l’argument désuet du «complot étranger» utilisé depuis plus d’un demi siècle, le clan militaire au pouvoir cherche à discréditer la contestation légitime des algériens qui a toujours existé mais avec ampleur depuis le 22 février. C’est ce système militaro-affairiste qui est soumis aux puissances étrangères et étrangement jusqu’à ce jour aucun pays Occidental ou du monde arabe n’a soutenu les revendications de démocratie et de liberté réclamées par des millions de manifestants qui rejettent en masse ce pouvoir imposé, corrompu et injuste qui n’a aucune légitimité électorale.

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