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Analyse : Israël en plein doute sur son invincibilité militaire

La crise politique qui a éclaté en Israël à l'annonce de l'acceptation par Benyamin Netanyahu de l'accord de cessez-le-feu avec le Hamas et les autres factions de la résistance palestinienne activant à partir de la bande de Ghaza a pour toile de fond la révélation qu'a été pour ce pays qu'il n'est pas aussi invulnérable que prétendu aux ripostes des Palestiniens à ses provocations.

Analyse

Israël en plein doute sur son invincibilité militaire

Oran par : Kharroubi Habib

La crise politique qui a éclaté en Israël à l’annonce de l’acceptation par Benyamin Netanyahu de l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas et les autres factions de la résistance palestinienne activant à partir de la bande de Ghaza a pour toile de fond la révélation qu’a été pour ce pays qu’il n’est pas aussi invulnérable que prétendu aux ripostes des Palestiniens à ses provocations. Celle qu’Israël a eu à subir lors des récents bombardements effectués par son aviation sur Ghaza a en effet démontré l’inanité de la capacité du fameux parapluie sécuritaire qu’est le « dôme de fer » à préserver le territoire israélien du déluge de missiles expédiés par la résistance palestinienne qui en l’occurrence a prouvé qu’elle dispose d’un arsenal de guerre qui lui permet de faire payer cher la récidive des agressions de l’armée sioniste.

Le doute ronge désormais en Israël quant à la suprématie militaire du pays qui l’autorisait à agresser sans grand risque les Palestiniens ou des pays voisins. Si la massive et imparable riposte des Palestiniens de Ghaza l’a conforté, ce doute s’est insinué au constat que sur les autres fronts où l’Etat sioniste se croyait en situation d’agir militairement sans grand risque pour son armée et sa population, la chose est devenue indéniablement périlleuse pour lui. Les politiques et les militaires israéliens ont beau continuer à bomber le torse et à clamer que l’Etat sioniste est encore capable de frapper qui il veut, où il le veut, la réalité pour eux est qu’ils sont obligés d’en rabattre en sachant qu’ils exposent désormais leur pays à des ripostes dont, «dôme de fer» ou pas, il n’est plus à l’abri.

C’est cette réalité qui fait que depuis quelque temps l’aviation israélienne ne s’aventure plus à intervenir en territoire syrien et à violer systématiquement l’espace aérien libanais. Ce qui a fait comprendre aux citoyens israéliens que les ennemis que les opérations de leur aviation sont censées avoir affaiblis militairement ont au contraire renforcé leurs capacités de dissuasion et de riposte. La crise politique que cela a fait éclater au sein de la coalition gouvernementale israélienne est révélatrice du désarroi qu’ont ses protagonistes à reconnaître qu’ils sont responsables de la situation de vulnérabilité dans laquelle Israël se retrouve. Leur seule posture consiste à se l’imputer mutuellement et à rivaliser dans la surenchère de promesse pour faire retrouver à l’Etat sioniste sa suprématie militaire sur ses ennemis.

Autant dire que quelle que soit la combinaison d’alliance que fera émerger en Israël la crise politique qui le secoue, cet Etat n’est pas prêt à en finir avec l’arrogante et belliqueuse stratégie de règlement des conflits qui l’opposent aux Palestiniens et à son environnement régional. Sauf qu’il n’ignore plus que cela aura pour lui un coût insupportable pour une finalité au succès aléatoire.

KH.H

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