Analyse

Analyse D’intarissables vaches à traire

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D’intarissables vaches à traire

Par : Kharroubi Habib

Les Etats-Unis ont été le sinistre promoteur du plan de déstabilisation de la Syrie dont il en a résulté que ce pays est devenu un immense champ de ruines qui pour se reconstruire et atténuer l’inhumaine détresse dans laquelle sa population se débat a besoin de l’implication de la communauté internationale dans cette œuvre gigantesque hors de portée des seuls moyens de son Etat. Leur responsabilité dans ce qu’il est advenu de la Syrie par le traitement qui lui a été infligé en application de ce plan a été totalement balayée par Donald Trump. Lequel en réaction au pressant plaidoyer que fait son homologue russe Vladimir Poutine en faveur d’une contribution internationale à la reconstruction de la Syrie devenue une priorité absolue à laquelle il faut s’atteler en urgence pour prévenir dans ce pays une catastrophe humanitaire encore plus incommensurable que celle à laquelle il est déjà confronté, a fait savoir que les Etats-Unis ont d’autres priorités que de participer financièrement à la reconstruction de la Syrie.

N’ayant pas atteint son objectif de renversement du régime de Bachar El Assad, le président américain tel Ponce Pilate s’est lavé les mains de toute obligation fût-elle humanitaire à l’égard du peuple syrien. Cynique à un point inimaginable, Donald Trump a précisé que son pays gèle même les quelques subsides qu’il consacre au maintien de son armée dans les zones de la Syrie qu’elle contrôle et en a confié l’administration à ses supplétifs locaux. Mais s’il ne veut pas participer à la reconstruction de la Syrie, le président américain n’a nullement l’intention de mettre fin à l’occupation américaine d’une partie de son territoire. D’où l’exigence méprisante qu’il a formulée à l’endroit des alliés arabes de l’Amérique leur enjoignant de «mettre la main à la poche» et pour le financement de la reconstruction de la Syrie et pour le maintien de la présence militaire américaine dans ce pays.

Ce qui est à nouveau révélateur de la piètre considération qu’il a pour ces alliés arabes des Etats-Unis. Ils ne sont pour lui à l’évidence que de richissimes pays à qu’il n’est pas immoral de soutirer le maximum d’argent. Pour y parvenir, il n’a fait que jouer sur la totale irresponsabilité et le manque de hauteur de vues de leurs castes dirigeantes. L’Iran et la Syrie étant l’horizon obsessionnel de ces dernières, Donald Trump s’en sert d’épouvantail pour les racketter sans limites. Depuis qu’il est parvenu à la Maison Blanche, il a réussi à leur faire «cracher» des centaines de milliards de dollars en leur faisant valoir que la protection américaine dont ils demandent le bénéfice a un coût que les Etats-Unis ne supporteront plus maintenant que «l’Amérique d’abord» est la philosophie qui dicte et guide leurs rapports aux autres Etats fussent-ils leurs alliés proches.

Plus qu’avec tous autres partenaires étrangers, Donald Trump parvient à ses fins avec les pétromonarchies arabes dont il a pris la mesure de la terreur qu’elles ont à voir les Etats-Unis se désengager de leur région. Elles mettront la main au portefeuille plus largement à chaque fois qu’il leur demandera avec arrogance et mépris.

KH . H

 

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