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Analyse : De quoi est le signe la levée du contrôle judiciaire pour Dabouz et Aouf ?

La levée du contrôle judiciaire auquel étaient soumis l'avocat Salah Dabouz et le militant politique Hadj Brahim Aouf est peut-être l'indice que le pouvoir en recherche d'une détente du climat politique pourrait répondre positivement à la demande que lui ont unanimement exprimée les parties qu'il a conviées au dialogue de mettre fin au harcèlement policier et judiciaire dont sont victimes les militants et activistes du mouvement populaire et de libérer ceux qui ont été de ce fait incarcérés. Son expression unanime place le pouvoir devant le choix d'y répondre positivement et ainsi lever l'un des principaux écrous qui verrouille la perspective du dialogue national qu'il prône, ou de la condamner irrémédiablement en refusant de l'exaucer. 

Analyse : De quoi est le signe la levée du contrôle judiciaire pour Dabouz et Aouf ?

Oran par : Kharroubi Habib

La levée du contrôle judiciaire auquel étaient soumis l’avocat Salah Dabouz et le militant politique Hadj Brahim Aouf est peut-être l’indice que le pouvoir en recherche d’une détente du climat politique pourrait répondre positivement à la demande que lui ont unanimement exprimée les parties qu’il a conviées au dialogue de mettre fin au harcèlement policier et judiciaire dont sont victimes les militants et activistes du mouvement populaire et de libérer ceux qui ont été de ce fait incarcérés. Son expression unanime place le pouvoir devant le choix d’y répondre positivement et ainsi lever l’un des principaux écrous qui verrouille la perspective du dialogue national qu’il prône, ou de la condamner irrémédiablement en refusant de l’exaucer.

Le pouvoir qui semble avoir jeté son dévolu sur Ahmed Taleb El Ibrahimi pour conduire le panel de personnalités qui aurait à lancer et organiser l’éventuel dialogue sait que même lui pose comme préalable entre autres à son acceptation qu’il prenne à son compte les revendications des forces politiques et sociales visant à apaiser la situation et à rassurer les citoyens dont celle de l’arrêt de la répression et du respect des libertés est, répétons-le, la plus partagée tant dans la classe politique qu’au sein de la société civile ou de l’opinion publique. Il y a peut-être que le pouvoir ne se résout pas à prendre les mesures qui lui sont demandées et en particulier celle de l’élargissement des détenus pour « délits d’opinion », conscient qu’en les prenant il ferait confirmation que la justice qu’il présente comme indépendante et n’agissant que dans le respect de la loi reste en fait soumise à l’injonction et aux ordres venant de haut.

Aucune des personnalités, forces politiques ou sociales qu’il souhaite voir prendre part au dialogue clef de voûte de sa démarche en vue d’une résolution rapide de la crise politique dans laquelle est empêtrée l’Algérie ne s’aventura à chercher à lui « sauver la face » en mettant sous le boisseau la question des prisonniers d’opinion et du gage sur le respect des libertés. Pas même le « Forum civil pour le changement » que les détracteurs de son initiative se sont empressés d’accuser de « rouler pour le compte du pouvoir». Si déblocage il est possible de la voie menant au dialogue, il revient au pouvoir de faire les gestes qui s’imposent et que lui réclament ses potentiels interlocuteurs.

KH.H

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