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Analyse : Après l’euphorique griserie, le retour à la réalité

Pour les Algériens, l'heure est encore à savourer l'incroyable prouesse footballistique réalisée par l'équipe nationale en terre Egyptienne. L'euphorique griserie dont ils sont pris se dissipera néanmoins très vite au constat que la perspective d'une sortie de crise pour le pays est loin de se dessiner. Pourtant alors que l'Algérie vibrait aux exploits de ses magnifiques « Guerriers du Désert », des signaux ont été émis tant par le pouvoir qu'une partie de la classe politique et de la société civile qui ont donné à comprendre qu'ils sont disposés à l'ouverture d'un « dialogue inclusif» en vue de dégager un compromis national «historique» à même de permettre le dépassement de l'impasse politique qui bouche les horizons pour le pays. 

Analyse : Après l’euphorique griserie, le retour à la réalité

Oran par : Kharroubi Habib

Pour les Algériens, l’heure est encore à savourer l’incroyable prouesse footballistique réalisée par l’équipe nationale en terre Égyptienne. L’euphorique griserie dont ils sont pris se dissipera néanmoins très vite au constat que la perspective d’une sortie de crise pour le pays est loin de se dessiner. Pourtant alors que l’Algérie vibrait aux exploits de ses magnifiques « Guerriers du Désert », des signaux ont été émis tant par le pouvoir qu’une partie de la classe politique et de la société civile qui ont donné à comprendre qu’ils sont disposés à l’ouverture d’un « dialogue inclusif» en vue de dégager un compromis national «historique» à même de permettre le dépassement de l’impasse politique qui bouche les horizons pour le pays.

Mais ces signaux n’ont été étayés par aucun geste concret attendu de la part du pouvoir par les acteurs de la classe politique et de la société civile qui lui ont exprimé leur disponibilité à prendre part au dialogue proposé en son nom par Abdelkader Bensalah, le Président par intérim de l’Etat. En n’en faisant aucun, ce pouvoir risque de « désespérer » le camp des partisans d’un compromis national sur la situation de crise et de donner raison à ceux qui l’accusent de prôner le dialogue uniquement pour diviser le mouvement national. Pour aussi grisés que sont les Algériens par la joie et la liesse que leur a procurées la victoire du onze national, ils gardent néanmoins présent à l’esprit qu’il leur faut garder intacte la mobilisation qui fait d’eux les acteurs déterminants dans la résolution de la crise dont ni le pouvoir ni ses opposants ne peuvent contourner les revendications. Il en est parmi celles-ci qui hypothèquent l’éventualité de l’ouverture d’un dialogue car exprimées en tant que préalable non négociable que le pouvoir doit satisfaire avant toute chose et auxquelles les acteurs politiques et sociétaux ne peuvent renoncer sans trahir le mouvement populaire dont ils prétendent être partie prenante et des composantes influentes.

La libération des détenus pour « délits » d’opinion et la levée des entraves mises à la liberté de manifester sont les mesures susceptibles d’instaurer un climat donnant sa chance à l’option du dialogue. Ce que le pouvoir ne semble pas envisager convaincu qu’il paraît que le pourrissement de la situation politique viendra à bout de la détermination du mouvement populaire et ruinerait auprès de lui la crédibilité de ses opposants politiques. Il appartient aux citoyens de lui démontrer ce vendredi plus que les précédents qu’il se trompe dans ses calculs.

KH.H

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