CanadaEconomieEtats-UnisEuropeInternationalMoyen OrientNews

Amérique du Nord : Le pétrole au plus bas

Le baril de 159 litres de pétrole brut coté à New York, qui s’échangeait encore à 60 dollars en début d’année et à 18,27 dollars vendredi soir, a finalement terminé à -37,63 dollars après un plongeon épique, jamais vu sur le marché pétrolier, rapporte La Presse du Canada.

Amérique du Nord : Le pétrole au plus bas

Montréal par : Abdelkader DJEBBAR

Le baril de 159 litres de pétrole brut coté à New York, qui s’échangeait encore à 60 dollars en début d’année et à 18,27 dollars vendredi soir, a finalement terminé à -37,63 dollars après un plongeon épique, jamais vu sur le marché pétrolier, rapporte La Presse du Canada.

Le baril de WTI n’était jamais tombé en dessous de 10 dollars depuis la création de ce contrat en 1983. La situation devrait toutefois s’améliorer dans les jours à venir, estiment plusieurs analystes.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence Européenne cotée à Londres, a été aussi beaucoup moins affecté puisqu’il n’a cédé que 9 %, pour terminer à 25,57 dollars. Reste que le marché du pétrole s’effondre depuis plusieurs semaines alors que les restrictions de déplacements dans de nombreux pays et la paralysie de nombreuses économies à cause de la crise du coronavirus ont fait fondre la demande. Et les investisseurs s’attendent à pire encore puisqu’une profonde récession s’annonce dans le monde.

Côté offre, le marché a été inondé de pétrole à bas coût après que l’Arabie Saoudite, membre éminent de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), a lancé une guerre des prix avec la Russie pour obtenir un maximum de parts de marché.

Les deux pays ont mis un terme à leur différend au début du mois en acceptant, avec d’autres pays, de réduire leur production de près de 10 millions de barils par jour pour stimuler les marchés touchés par le virus. Donald Trump – qui a joué un rôle dans les négociations – a même évoqué une baisse de 20 millions de barils par jour. Mais les prix ont continué à dégringoler quand il est devenu clair que les réductions promises ne suffiraient pas à compenser l’effondrement de la demande.

Côté offre, le marché a été inondé de pétrole à bas coût après que l’Arabie Saoudite, membre éminent de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP), a lancé une guerre des prix avec la Russie pour obtenir un maximum de parts de marché.

Selon l’Agence Américaine de l’information sur l’énergie, les stocks de brut ne cessent d’augmenter depuis mi-janvier aux États-Unis et ils ont gonflé de 75 millions de barils au total pour atteindre plus de 500 millions de barils, ajoutant aux malheurs d’un marché qui débordait déjà d’or noir avant la pandémie de Covid-19.

A.D

Montrer plus
Erreur, aucun identifiant de pub n'a été mis! Vérifiez votre syntaxe.

Articles Liés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer
%d blogueurs aiment cette page :