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Algérie : Vendredi 3, Bouteflika perd des plumes

Ce vendredi 8 mars 2019, de grandes marches populaires ont été organisées en Algérie : les manifestants s'opposaient au scénario dicté par le pouvoir, un pouvoir qui veut imposer un cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé depuis le 24 février à Genève, en Suisse.

Algérie : Vendredi 3, Bouteflika perd des plumes

Alger par : Noureddine RAMZI

Ce vendredi 8 mars 2019, de grandes marches populaires ont été organisées en Algérie : les manifestants s’opposaient au scénario dicté par le pouvoir, un pouvoir qui veut imposer un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika, hospitalisé depuis le 24 février à Genève, en Suisse.

Ça n’a pas raté. L’Algérie était en effervescence hier. Bien avant midi les rassemblements ont commencé à se former pour crier haut et fort « non au 5e mandat de Bouteflika ». Tout le monde rassemblé demandait entre autre également le report des élections prévues pour le 18 avril. Mais en face, on semblait faire la sourde oreille pour ignorer les fermes revendications des manifestants décidés de ne pas baisser les bras. De ne pas perdre le souffle. De tenir bon vaille que vaille.

Hier, ce fut encore un autre jour de contestations en Algérie. Bouteflika est dans de « beaux draps » à Genève. Le peuple est scandalisé par la sourde oreille de ceux qui semblent vouloir ignorer les aspirations légitimes des masses qui descendent de plus en plus dans les rues.

Hier encore, et plus que jamais auparavant, ils étaient des centaines de milliers à revendiquer pacifiquement la concrétisation de leurs aspirations. Les femmes étaient aussi parties prenante dans ces manifestations pour aussi une autre raison. C’était leur Journée Internationale et, pour rien au monde, elles ne voulaient rater, encore une fois, leur sortie, leur Journée.

Hier, et pour la première fois depuis le 22 février, les représentants de l’opposition étaient partie prenante, au grand jour, et se sont alliés publiquement aux revendications des larges masses populaires. Il y avait aussi une large partie des responsables politiques qui ont désavoué les « fervents » auteurs de la préparation du scrutin du 18 avril avec tout ce que cela comporte comme élus tant au niveau des APC qu’à celui de l’APN avec, entre autres, la sortie par la grande porte des députés FFS de l’Assemblée Nationale ou encore le départ de certains responsables d’organisations, telle celle des Moudjahidines.

On sait que dans moins d’une semaine, le Conseil Constitutionnel rendra son verdict sur la recevabilité des 21 dossiers de candidature à la Présidentielle, dont celui du Président Bouteflika.

Le Conseil a annoncé mardi 5 mars avoir entamé l’examen des dossiers. Depuis, il est mis sous pression par des organisations professionnelles et les manifestations populaires contre un 5e mandat.

Mercredi, l’Ordre des médecins Algérien avait rappelé au Conseil Constitutionnel que les certificats médicaux délivrés aux candidats à la Présidence doivent répondre aux “règles de déontologie médicale” et que les médecins les rédigeant doivent être “inscrits au tableau de l’Ordre des médecins”. En bref, Bouteflika perd des plumes…Ouyahia, sur la même voie.

N.R

 

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