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Algérie : Trop de zones d’ombre

Le Premier Ministre, Abdelaziz Djerad, a instruit fermement les Walis et responsables locaux, jeudi, d’œuvrer à la mise en œuvre urgente des projets de développement inscrits dans les zones d’ombre en vue d’en changer l’aspect d’ici la fin de l’année en cours.

Algérie : Trop de zones d’ombre

Alger par : Noureddine RAMZI 

Le Premier Ministre, Abdelaziz Djerad, a instruit fermement les Walis et responsables locaux, jeudi, d’œuvrer à la mise en œuvre urgente des projets de développement inscrits dans les zones d’ombre en vue d’en changer l’aspect d’ici la fin de l’année en cours.

Intervenant à la clôture des travaux de la Réunion Gouvernement-Walis, M. Djerad a souligné que les programmes de rattrapage dans les zones d’ombre qui sont l’un des piliers du programme du Président de la République accusaient un retard notable dans leur mis en œuvre.

Admettant que ce retard peut être justifié par les répercussions de la pandémie Covid-19 et les problèmes économiques du pays, il estimé néanmoins que ce retard, « au demeurant inacceptable » est dû aussi à la logique bureaucratique de certains gestionnaires locaux qui entravent le processus du gouvernement et le programme du Président en la matière.

Selon les chiffres présentés aux 2e jour des travaux de la réunion, qui ont débuté mercredi, le nombre des opérations achevées dans le cadre des programmes de développement des zones d’ombre s’élève à 1.256 projets pour un montant de à 15, 95 Mds de Da au niveau de 1.014 zones d’ombre et au profit de 716.000 citoyens, et ce, sur un total de 11.815 projets inscrits pour une enveloppe de 207 mds de Da portant sur 9.502 zones.

A ce propos, M. Djerad a ordonné l’élaboration d’un calendrier précis pour les projets de développement dans les zones d’ombre et du suivi périodique de leur réalisation, préconisant des évaluations mensuelles pour atteindre les objectifs dans les délais fixés.

Soulignant, l’impératif de « lutter contre la corruption, sous toutes ses formes » et de « moraliser le pouvoir public », M. Djerad a précisé que l’enjeu de cette démarche est de garantir l’intégrité et l’objectivité des personnes assumant des responsabilités au niveau du pouvoir public ».

« Nous devons sans tarder lancer un projet global de réformes radicales qui aboutit à la mise en place d’un nouveau mode de gouvernance nouveau et moderne sous-tendant la nouvelle République en vue d’ une « rupture totale » avec les pratiques du passé qui ont conduit et continue, a-t-il dit, à « des dérives graves et inacceptables ».

Il a en outre exigé de la rigueur dans la gestion des projets locaux et des dépenses publiques, notant que « le moment est venu de rationaliser les dépenses publiques, d’adopter une gestion rigoureuse des affaires de l’Etat et d’éviter toute forme de gaspillage ».

Le Premier Ministre, Abdelaziz Djerad, a ordonné également la mise en place d’un plan d’urgence de numérisation au niveau local, soulignant que les Douanes et Impôts devraient être les secteurs prioritaires de cette entreprise au vu de leur importance dans la lutte contre la corruption.

Ces recommandations ont été formulées au terme de la présentation des conclusions des cinq ateliers, dont les travaux se sont déroulés mercredi et jeudi. Ces ateliers ont porté sur l’évaluation des étapes de mise en œuvre du développement des zones d’ombre, l’évaluation de la mise en œuvre des mesures de prévention contre la propagation de la pandémie Covid-19, le développement économique local, la numérisation, les statistiques et la lutte contre la bureaucratie, les préparatifs de la prochaine rentrée sociale et la sécurité des biens et des personnes.

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a indiqué mercredi à l’ouverture de la rencontre Gouvernement-Walis que garantir l’alimentation des zones d’ombre en eau et en électricité était une priorité absolue des programmes d’action du Gouvernement, prévenant que l’Etat sévira contre les responsables négligents et les saboteurs.

Il a, également, annoncé que les décisions de mettre fin aux fonctions d’un certain nombre de responsables locaux représentent « le début » d’un processus consistant à exiger des comptes à ceux qui ont fait montre de « passivité » en matière de prise en charge des préoccupations et des problèmes des citoyens dans les zones d’ombre.

N.R

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