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Algérie : Mandat de dépôt pour des porteurs du drapeau Amazigh

Au moment où le Hirak bouclait son quatrième mois de profondes revendications populaires, tous les manifestants arrêtés lors des marches du 18e vendredi pour port de la bannière amazigh ont été placés sous mandat de dépôt et incarcérés à la prison d’El Harrach, indique ce dimanche 23 juin le Rassemblement Action Jeunesse (RAJ), citant un de ses membres, l’avocate Aouicha Bekhti.

Algérie : Mandat de dépôt pour des porteurs du drapeau Amazigh

Alger par : Noureddine RAMZI

Au moment où le Hirak bouclait son quatrième mois de profondes revendications populaires, tous les manifestants arrêtés lors des marches du 18e vendredi pour port de la bannière amazigh ont été placés sous mandat de dépôt et incarcérés à la prison d’El Harrach, indique ce dimanche 23 juin le Rassemblement Action Jeunesse (RAJ), citant un de ses membres, l’avocate Aouicha Bekhti.

Les mis en cause sont poursuivis pour atteinte à l’unité nationale, précise la même source, rapporte TSA.

Au total 19 manifestants ont été placés ce dimanche 23 juin sous mandat de dépôt pour avoir brandi la bannière amazighe lors des marches du 18e vendredi, cinq par le juge d’instruction du tribunal de Bab el Oued et quatorze par celui du tribunal de Sidi M’hamed.

« Ces manifestants ont été interpellés par les policiers après avoir refusé vendredi de remettre les drapeaux amazighs aux agents. Ils se sont accrochés avec eux », annonce l’avocat Salah Abderrahmane, contacté par TSA.

Un communiqué du parquet rendu public dans la matinée précisait que les mis en cause étaient poursuivis pour « atteinte à corps constitué » et que l’un d’entre eux avait été arrêté en possession d’une « arme prohibée ».

De son côté, l’avocat et défenseur des droits de l’Homme, Noureddine Benisaad, a indiqué que les manifestants arrêtés vendredi sont accusés de « port d’un emblème autre que l’emblème national » et « d’atteinte à l’unité nationale ».

L’article 144 du Code pénal prévoit un emprisonnement de deux mois à deux ans et une amende de 1000 à 500.000 dinars pour « quiconque dans l’intention de porter atteinte à leur honneur, à leur délicatesse ou au respect dû à leur autorité, outrage dans l’exercice de leurs fonctions ou à l’occasion de cet exercice, un magistrat, un fonctionnaire, un officier public, un commandant, ou un agent de la force publique, soit par paroles, gestes, menaces, envoi ou remise d’objet quelconque, soit par écrit ou dessin non rendu public ».

Selon plusieurs médias et une députée du RCD, la police a procédé à de nombreuses interpellations vendredi 21 juin ciblant les manifestants portant des drapeaux autres que l’emblème national.

Le chef d’état-major et vice-Ministre de la Défense, le Général de corps d’armée a déclaré, cette semaine, que des instructions fermes ont été données aux services de sécurité pour empêcher que d’autres drapeaux que l’emblème national Algérien soient exhibés durant les marches.

N.R

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