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Algérie : L’heure des comptes La Cour suprême entame les poursuites contre Ould Abbes et Barkat

Pendant longtemps le Peuple Algérien a cru, ne serait-ce que partiellement et à un petit degré que la gestion du pays était bien maîtrisée. Que certains géraient et, par précaution, d’autres veillaient au grain.

Algérie : L’heure des comptes

La Cour suprême entame les poursuites contre Ould Abbés et Barkat

Lille par : Mohammed CHOUAKI

Pendant longtemps le Peuple Algérien a cru, ne serait-ce que partiellement et à un petit degré que la gestion du pays était bien maîtrisée. Que certains géraient et, par précaution, d’autres veillaient au grain.

À croire à ce que l’on entend de toutes parts ces derniers temps, rien ou presque rien ne répondait à un minimum de sérieux. Depuis le 22 février dernier, et grâce au mouvement populaire, on apprend de toutes parts qu’il y a eu des malversations pour ne pas dire, des détournements de fonds publics au profit de certains hauts responsables à divers niveaux du gouvernement.

La question qui se pose présentement est qui nommait qui ? Qui se plaisait à être le maestro de l’orchestre gouvernemental ? La question est aujourd’hui sur toutes les lèvres pour savoir qui a profité malhonnêtement des milliards alors que bon nombre de citoyens croulent dans la misère ?

Aujourd’hui, on dévoile le trop plein. On parle de détournement des deniers de la Solidarité nationale. On essaie de disséquer les enveloppes de l’autoroute est-ouest. Des marchés octroyés sous le manteau. Des enveloppes attribuées sous le comptoir. On parle aussi d’un monde débile. De gestionnaires fous à lier. Des ordonnateurs insouciants et inconscients dont le seul objectif était de « satisfaire » X et Y, au gré d’un peu tout le monde des hautes sphères. Et dire que le temps est aujourd’hui consacré en bonne partie à savoir qui a fait quoi ?

Dans ce sens, le parquet général près la Cour Suprême a engagé les procédures de poursuite judiciaire à l’encontre des deux membres du Conseil de la Nation et anciens Ministres de la Solidarité Nationale, à savoir : Djamel Ould Abbés et Said Barkat, et ce après avoir renoncé à leur immunité parlementaire, indique, jeudi, un communiqué du Procureur Général près ladite Cour.

« Suite au renoncement volontaire des deux membres du Conseil de la Nation, en l’occurrence: Djamel Ould Abbés et Said Barkat, à leur immunité parlementaire et conformément à l’article 127 de la Constitution, le parquet général près la Cour suprême a engagé les procédures de poursuite judiciaire selon les formes et dispositions prévues dans le code de procédure pénale, à l’encontre des deux anciens Ministres de la Solidarité Nationale et de la Famille et d’un groupe de prévenus pour des faits punis par la loi », précise le communiqué.

Il s’agit des chefs d’inculpation de « dilapidation de deniers publics, conclusion d’un marché en violation des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, abus de fonction et faux en écritures publiques ».

La même source a fait état du « transfert du dossier de l’affaire à Monsieur le Conseiller instructeur désigné à cet effet pour prendre les mesures adéquates ».

MM Barkat et Ould Abbés avaient déposé le 12 juin une déclaration écrite auprès du bureau du Conseil de la Nation, en vertu de laquelle ils renoncent à leur immunité parlementaire, afin de permettre à la Justice d’exercer ses missions constitutionnelles », a-t-on rappelé

M.CH

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