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Algérie : Les médecins résidents en grève

Algérie

Les médecins résidents en grève

Par : Abdelkader DJEBBAR

C’est parti pour deux jours de grève des médecins résidents d’une grande partie des CHU du pays.

Le taux de suivi de la grève est estimé par les représentants du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra), organisateurs du mouvement, à 70% au niveau du CHU Mustapha et au CHU de Beni Messous, à 60% au CHU de Tizi-Ouzou et à 80% au niveau du CHU de Sidi Bel-Abbès.

Parmi les revendications des médecins résidents figure le service civil, jugé comme étant « anticonstitutionnel ».

Les médecins résidents insistent sur le caractère injuste du service civil, rappelant que les autres diplômés universitaires n’y sont pas soumis. « Tous les universitaires algériens ont été formés gratuitement, on ne comprend pas pourquoi les médecins sont les seuls à être soumis au service civil sans contrepartie équitable ni incitation financière.

Le projet de loi de santé qui sera prochainement débattu au Parlement a accru le mécontentement des médecins résidents. Le Dr Ariche, résident en urologie au CHU de Tizi-Ouzou, qualifie ce projet de loi de « code pénal » et affirme que parmi les revendications du collectif des médecins résidents, figure « le rejet de la pénalisation de la fonction de médecin ».

« Nous voulons revoir le nouveau code de la santé qui a été rédigé sans qu’on prenne en compte les suggestions des médecins résidents et sans qu’aucune concertation avec les premiers concernés ne soit menée », réclame le Dr Nadir Mellah, résident au CHU de Sidi Bel-Abbès.

Le service national est un autre point soulevé par les médecins résidents grévistes. Le Dr Hadjab dénonce « la note du ministère de la Défense nationale qui classe les médecins au même rang que les insoumis et les exclut d’une dispense du service national à laquelle ils auraient dû avoir droit ».

Les médecins ne se contentent pas de protester, mais ils proposent une alternative. « Laisser le choix aux médecins résidents hommes entre le service civil et le service militaire, sans les obliger à faire les deux », détaille le Dr Mellah.

A.D

 

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