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Algérie : Les contradictions du montage auto

Le juge du Tribunal de Sidi M'hamed a auditionné, jeudi après-midi, l'homme d'affaires Mohamed Bairi, accusé dans des affaires de corruption liées essentiellement à l'activité de montage automobile, et qui a nié catégoriquement "avoir bénéficié d'avantages quelconques et d'exonérations fiscales".

Algérie : Les contradictions du montage auto

Alger par : Noureddine RAMZI 

Le juge du Tribunal de Sidi M’hamed a auditionné, jeudi après-midi, l’homme d’affaires Mohamed Bairi, accusé dans des affaires de corruption liées essentiellement à l’activité de montage automobile, et qui a nié catégoriquement « avoir bénéficié d’avantages quelconques et d’exonérations fiscales ».

En réponse au chef d’accusation de dilapidation de 11.000 milliards de centimes dans le dossier du montage automobile, Bairi a déclaré « n’avoir jamais entendu parler de ce chiffre », précisant « avoir tenu à installer une usine temporaire, employant 450 salariés, à Bouira en attendant l’acceptation de son dossier d’établissement d’une usine à Ouled Haddadj ».

Niant en bloc avoir reçu des avantages en rapport avec cette usine, l’homme d’affaires a dit qu’il aurait dû être le premier opérateur à obtenir un agrément car c’est son métier.

Et d’enchaîner en l’interrogeant sur les pertes occasionnées au Trésor publics de montants de 772 millions de DA et de 720 millions de DA en raison de la mauvaise exploitation de ce terrain.

Dans sa réponse, Bairi a soutenu qu’il n’avait pas « exigé » de lieu précis pour investir et qu’à ce jour, il n’avait pas reçu de permis de construire relatif à ce projet, reconnaissant néanmoins avoir pris connaissance de ces deux chiffres à travers une étude comparative réalisée par des parties qu’il n’a pas nommées.

Précisant avoir signé, le 5 mars 2018, le cahier de charges relatif à la réalisation de cette usine, il a affirmé n’avoir pas reçu, à ce jour, de réponse de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI).

Les déclarations de l’accusé ont été conformes à celles du témoin Brahimi Ghania, représentante de l’Inspection des impôts d’Alger-est, qui a fait savoir que M. Bairi « n’a jamais bénéficié d’avantages fiscaux », ajoutant qu’il n’avait pas de dette fiscale et qu’il a toujours respecté ses engagements en la matière.

Demandant la parole, le prévenu a fait état de « dettes en suspens relatives aux projets de l’Agence Nationale de Soutien à l’Emploi des Jeunes (ANSEJ) et de la Caisse Nationale d’Assurance-Chômage (CNAC) d’une valeur de 84 milliards de centimes ».

Appelé en tant que témoin, l’ex-Wali de Boumerdes Yamina Zerhouni a fait savoir que le terrain de Boumerdes avait été transféré du temps de l’ancien Wali et que Bairi avait été notifié de l’approbation.

Soulignant, à ce propos, que « le dossier Bairi a été traité au temps du Wali qui m’a précédé », elle a précisé qu’elle « avait donné la priorité aux dossiers approuvés, et que d’autres dossiers avaient été annulés après étude et vérification ».

N.R

 

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