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Algérie : L’agriculture, le nerf de la guerre

L’agriculture, qui représente aujourd’hui plus de 12% du produit intérieur brut (PIB), a réussi, durant l'année qui s'achève, à minimiser les dépenses des importations qui ont dépassé 8,5 milliards de dollars en 2018

Algérie : L’agriculture, le nerf de la guerre

Montréal par : Abdelkader DJEBAR

L’agriculture, qui représente aujourd’hui plus de 12% du produit intérieur brut (PIB), a réussi, durant l’année qui s’achève, à minimiser les dépenses des importations qui ont dépassé 8,5 milliards de dollars en 2018.

L’abondance de la production qui s’est chiffrée à 2,9 milliards de dollars a également permis à l’agriculture de contribuer à la diversification de l’économie nationale à travers l’exportation des fruits et légumes vers l’Afrique et l’Europe notamment et de réduire la facture céréalière en réalisant, pour la première fois, une autosuffisance en blé dur.

Dans le cadre de l’organisation des filières, de nouveaux conseils interprofessionnels ont été créés. Il s’agit des conseils professionnels des filières caméline, de l’élevage des chevaux, la filière des plantes aromatiques et médicinales et celle du bois et du liège.

L’Organisation des filières avait concerné, en premier lieu, a facilité au ministère l’opération en cours concernant le recensement des produits de terroirs potentiellement « labelisables » dans l’objectif de les valoriser et de les rendre concurrentiels sur les marchés extérieurs.

Les nouveautés de 2019 portent surtout sur la consolidation de la coopération entre les secteurs de l’agriculture et le monde de la recherche qui se sont traduites par la signature de six arrêtés interministériels entre le Ministère de l’Agriculture et le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique pour la création d’unités de recherche au niveau de six instituts agricoles.

Il s’agit de l’Institut national de la protection des végétaux (INPV), de l’Institut national de la vulgarisation agricole (INVA), de l’Institut technique des grandes cultures (ITGC), de l’Institut technique des cultures maraichères et industrielles (ITCMI) et de l’Institut technique de l’arboriculture fruitière et de la vigne (ITAFV).

Ces unités de recherches seront financées par la Caisse Nationale de Recherche et du Développement Technologique relevant du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

L’entrée en activité de ces unités devrait permettre l’amélioration de la productivité agricole, la gestion rationnelle des ressources naturelles et l’amélioration du contrôle de la santé végétale. Elles devraient également permettre de revaloriser les ressources locales, notamment à travers le choix des types de semences

Les pouvoirs publics ont décidé, lors du dernier conseil du gouvernement de l’année qui s’achève, d’impliquer davantage les jeunes diplômés porteurs de projets innovants pour assurer une agriculture durable et de qualité.

Le secteur s’est, d’autre part, penché sur l’amélioration du cadre de vie des populations rurales, à travers l’électrification des hauts plateaux, des régions du Sud et les steppes sur une longueur dépassant 7.000 kilomètres, ce qui a permis de raccorder les points d’eau aux exploitations agricoles de ces régions.

Une grande partie de ces régions a été désenclavée grâce à la réalisation et l’aménagement des pistes agricoles sur une longueur de 9.099 kilomètres.

Par ailleurs, le secteur de la pêche, en pleine croissance, a été distingué cette année par la hausse des quotas de l’Algérie pour la pêche du thon rouge, passé à 1.444 tonnes, contre 1.306 tonnes en 2018.

A.D

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