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Algérie : La feuille de route de Benflis

Qui ne dit mot consent." Quelqu’un qui ne se manifeste pas, qui reste silencieux face à une décision ou à une parole donne implicitement son accord. Il ne peut nier par la suite cette adhésion. Pour l’instant, seul Ali Benflis s’est ouvertement exprimé sur la situation qui prévaut dans le pays. Il était ce samedi au Forum d’El Moudjahid, occasion pour lui de détailler sa proposition d’un plan pour une sortie de crise et la gestion d’une phase de transition. Pour le secrétaire général du parti Talaie El Hourriyet, Bensalah, Bedoui et Belaiz sont « disqualifiés ». Ce qui fait, selon lui, que « l’application de l’article 102 (de la Constitution) tel qu’il est ne peut pas apporter la solution à cette crise ».

Algérie : La feuille de route de Benflis

Alger par : Noureddine RAMZI

Qui ne dit mot consent. » Quelqu’un qui ne se manifeste pas, qui reste silencieux face à une décision ou à une parole donne implicitement son accord. Il ne peut nier par la suite cette adhésion.

Pour l’instant, seul Ali Benflis s’est ouvertement exprimé sur la situation qui prévaut dans le pays. Il était ce samedi au Forum d’El Moudjahid, occasion pour lui de détailler sa proposition d’un plan pour une sortie de crise et la gestion d’une phase de transition. Pour le secrétaire général du parti Talaie El Hourriyet, Bensalah, Bedoui et Belaiz sont « disqualifiés ». Ce qui fait, selon lui, que « l’application de l’article 102 (de la Constitution) tel qu’il est ne peut pas apporter la solution à cette crise ».

Pour Ali Benflis, il faut aller au-delà de l’application de l’article 102 dont l’application « s’arrête » après la démission du Président, en appliquant les articles 7 et 8 de la Constitution. Avec l’application des trois articles de la Constitution, « il y a une possibilité de dépasser l’impasse et d’aller vers du neuf », a-t-il affirmé.

La solution, pour l’ancien chef de gouvernement, est « toute trouvée ». Il s’agit, selon lui, d’« écouter le peuple pour choisir, pour un temps déterminé de trois à six mois, une Présidence intérimaire composée d’un Président consensuel ou d’un collège de personnes (deux ou trois) pour diriger l’État dès maintenant et jusqu’aux prochaines élections Présidentielles ».

Les grandes réformes, y compris la rédaction et l’adoption d’une nouvelle Constitution, devront « faire l’objet d’un programme Présidentiel », estime Benflis. Elles seront donc menées par le prochain Président élu, « au bout de six à sept mois d’une période de transition ».

Benflis justifie cette proposition par la vacance de la Présidence dont il faut éviter la reconduction, car « l’écriture d’une constitution pourrait prendre deux années, voire plus ». Tout comme la réalisation d’une justice indépendante ou d’une administration neutre. Ce qui est « impossible » à réaliser en six ou sept mois, selon lui.

N.R

 

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