Algérie Idées fixes du Sénat Français

Algérie

Idées fixes du Sénat Français

Synthèse par : Abdelkader DJEBBAR

Juillet semble avoir été fertile au Sénat Français avec la publication de deux rapports sur l’Algérie, le premier par rapport aux affaires avec l’Europe et le second concerne les spéculations autour d’un cinquième mandat Présidentiel de Bouteflika.

Le rapport de la commission des affaires Européennes du Sénat français a émis plusieurs critiques sur les difficultés à investir en Algérie. « La pénalisation du monde des affaires, le poids de la bureaucratie et la lenteur de délivrance des certificats d’importation contribuent également à freiner les investissements européens sur place », estime le Sénat qui affirme que « plusieurs entreprises européennes installées sur le territoire algérien font aujourd’hui état d’une absence de visibilité pour leur activité à moyen terme et d’une profonde insécurité juridique ».

« Des phénomènes de corruption sont également observables », indique en outre le rapport, qui considère qu’ « il n’est pas étonnant dans ces conditions que l’Algérie pâtisse d’une mauvaise image ».  Le rapport pointe également du doigt l’existence du marché parallèle de devises qui contribue également à cette mauvaise réputation », affirme le rapport du Sénat français.

Un cinquième mandat pour le Président Bouteflika est un autre volet. Ce sont les sénateurs français qui ont rédigé fin juillet un rapport de 43 pages sur l’Algérie et plus particulièrement sur « la démocratie en Algérie ». Ils se disent qu’ils ne se font pas « d’illusion sur l’avenir » et soutiennent que l’on prépare Abdelaziz Bouteflika pour un cinquième mandat.

Cet attentisme de la population Algérienne, malgré un contexte social de plus en plus difficile, « relève pour partie d’une certaine réserve à l’égard du « Printemps arabe », dont le régime Algérien n’a cessé de souligner les risques en rappelant le souvenir de la guerre civile qui a frappé le pays dans les années quatre-vingt-dix », note les rédacteurs du rapport.

Autre explication avancée : « la richesse relative du pays via ses réserves énergétiques a longtemps permis au pouvoir en place de financer la paix sociale ».

En plus des réticences de la population et des efforts du pouvoir pour maintenir la paix sociale avec l’argent du pétrole et du gaz, le rapport évoque aussi « l’absence d’unité au sein de l’opposition, son atomisation ne permet pas non plus de structurer un message contestataire ».

Dans ce contexte, « Abdelaziz Bouteflika, âgé de 80 ans, dispose d’une réelle légitimité, acquise notamment à l’issue de la décennie noire », affirment les sénateurs Français qui estiment que « l’hypothèse d’une candidature à un cinquième mandat en 2019 n’apparaît d’ailleurs pas exclue ».

A.D

 

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