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Algérie : Gel du paiement des charges

Le Ministère des Finances a décidé de geler le paiement des charges financières des opérateurs économiques touchés par les retombées de la crise sanitaire, a indiqué lundi le Ministère dans un communiqué.

Algérie : Gel du paiement des charges

Alger par : Noureddine RAMZI 

Le Ministère des Finances a décidé de geler le paiement des charges financières des opérateurs économiques touchés par les retombées de la crise sanitaire, a indiqué lundi le Ministère dans un communiqué.

« Dans le cadre de la mise en œuvre des directives du Président de la République données lors du Conseil des Ministres du 26 Juillet 2020 visant à alléger la charge fiscale incombant aux opérateurs économiques touchés par les retombées de la crise sanitaire et à veiller à la relance et à la préservation de leurs activités, il est porté à la connaissance des contribuables la décision de geler le paiement des charges financières », fait savoir la même source.

Conséquemment, les opérateurs économiques bénéficient de la suspension de l’application de toutes pénalités, amendes et majorations encourues en cas d’éventuels retards dans l’accomplissement des obligations fiscales, durant la période de confinement, souligne le communiqué.

Ainsi, toutes pénalités, amendes ou majorations constatées par l’administration fiscale sera annulée par voie de remise gracieuse.

Par ailleurs, les opérateurs économiques dont l’activité demeure affectée par la situation sanitaire actuelle, en raison des restrictions édictées pour l’exercice de leur activité, disposent de l’avantage de solliciter un échéancier de paiement des impôts et taxes dus, en fonction de leurs capacités financières.

Le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune avait instruit le gouvernement, lors d’une réunion du Conseil des Ministres d’accélérer la réforme financière, à travers plusieurs mesures qui permettraient à l’Etat d’économiser 20 milliards de dollars à la fin de l’année en cours.

Outre ces économies escomptées, le Ministre des Finances, Aïmen Benabderrahmane, a annoncé, lors de la réunion, que le pays était prêt à injecter « immédiatement » pour l’investissement et la relance économique l’équivalent de 1.000 milliards de dinars, auxquels s’ajoutent 10 milliards de dollars « disponibles », une annonce accueillie avec satisfaction par le Président Tebboune.

Ces montants s’ajouteront aux « économies susceptibles d’être faites » sur les dépenses inhérentes aux services et autre étude, souligne un communiqué de la Présidence de la République.

Ils viendront également en appui aux mesures visant « l’élimination de la surfacturation » et la « récupération de l’argent disponible dans le marché informel », selon le communiqué.

Parmi les axes de la réforme financière, dont l’accélération devrait faire économiser au pays 20 milliards de dollars en 2020, M. Tebboune a insisté sur la réforme bancaire, fiscale et douanière, la maitrise des importations et la récupération de l’argent de l’informel.

Il a ainsi donné des instructions à l’effet d’accélérer la réforme du système bancaire qui devient, selon lui, « plus urgente que jamais », d’accorder une attention toute particulière à la numérisation et à la modernisation des secteurs des impôts, du cadastre et des douanes et de poursuivre le processus de mise en place de la finance islamique pour dynamiser la collecte de l’épargne et créer de nouvelles sources de crédits.

 N.R

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