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Algérie : Dérapage dans l’industrie automobile

C’est tout le secteur du montage automobile qui est très sévèrement en danger de mort. Le gouvernement Bedoui est passé rapidement à l’acte après avoir annoncé lors du Conseil du gouvernement réuni le 8 mai dernier que des « décisions importantes » étaient en préparation concernant notamment le contingentement des importations destinées au montage des voitures de tourisme.

Algérie : Dérapage dans l’industrie automobile

Alger par : Noureddine RAMZI

C’est tout le secteur du montage automobile qui est très sévèrement en danger de mort. Le gouvernement Bedoui est passé rapidement à l’acte après avoir annoncé lors du Conseil du gouvernement réuni le 8 mai dernier que des « décisions importantes » étaient en préparation concernant notamment le contingentement des importations destinées au montage des voitures de tourisme.

Selon les sources de TSA, le Ministère de l’Industrie a informé, mercredi 22 mai, par courrier, les constructeurs de leurs quotas de kits SKD/CKD sans aucune consultation préalable.

Ces quotas sont valables pour l’ensemble de l’année 2019 et applicables sans délais avec un effet rétroactif. Selon les premières réactions enregistrées par TSA, il s’agirait pour certains constructeurs d’une division par 4 du montant de leurs importations par rapport à l’année 2018.

Au cours de cette réunion placée sous le signe d’un exposé du Ministre des Finances Mohamed Loukal sur « les mesures à prendre pour réduire le déficit de la balance des paiements et la préservation des réserves de change », ce dernier avait été chargé de faire « des propositions concrètes et pratiques, applicables lors du prochain conseil du gouvernement » .

Quelques jours plus tard, c’était au tour du Ministre du Commerce, Said Djellab, de confirmer cette nouvelle démarche en estimant devant la presse que « le pays n’est plus en mesure de financer la facture d’importation de kits CKD/SKD comme en témoigne la dernière fracture qui s’est rapprochée des 3 milliards de dollars ».

L’ancien Ministre de l’Industrie avait précisé que le nombre des véhicules assemblés localement avait atteint 110.000 unités en 2017. Les chiffres définitifs pour l’année 2018 situaient la production nationale à un niveau proche de 200 000 véhicules.

Dans l’immédiat, ces « mesures d’urgence » prises par le gouvernement pourraient avoir, selon nos sources, pour première conséquence la fermeture au moins provisoire de certaines usines et la mise en chômage technique de leur personnel du fait que le quota qu’il leur a été attribué au titre de l’année en cours est déjà épuisé.

Les mesures annoncées par le gouvernement risquent également de geler, sans doute définitivement, la réalisation des derniers investissements très importants annoncés par le groupe Peugeot et Nissan pour l’année 2019. Comment réaliser des investissements de plusieurs centaines de millions de dollars, ainsi que c’est le cas pour ces deux derniers projets en date, si les approvisionnements des usines concernées ne sont pas garantis ?

N.R

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