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Alger : Stop à la privatisation

Alger : Stop à la privatisation

Par : Mohammed CHOUAKI

Plus de doute possible. Il faut stopper la privatisation des entreprises publiques, mettre le hola sur la « liquidation » des biens qui ont fait couler et de la sueur et de l’encre ces derniers temps, depuis la dernière tripartite entre le gouvernement, l’UGTA et le FCE. Juste que le mot « privatisation » n’a pas été, alors, écrit noir sur blanc.

Une instruction a été « bel et bien » donnée par la présidence de la République au gouvernement pour mettre fin au processus de privatisations de certaines entreprises publique assure Ramdane Tâzibt, député du PT sur sa page Facebook où il évoque une « nouvelle victoire pour la nation », repris par TSA. Le réveil a sonné à temps pour préserver les acquis du peuple.

Selon un député du FLN qui a requis l’anonymat, la présidence a annulé des opérations de privatisation d’entreprises publiques, décidées lors de la réunion du Conseil des participations de l’État (CPE), jeudi dernier.

La Charte relative au partenariat des sociétés a été signée, ce samedi 23 décembre, par le gouvernement, l’UGTA et les organisations patronales. Elle vise à mettre en place un cadre de référence décrivant les différentes actions liées au pilotage et au suivi d’une opération de partenariat sociétaire.

La charte « se fixe pour principal objectif de réduire les difficultés managériales et juridiques qui peuvent entourer le processus des partenariats, et réunir dans un seul document les dispositions et procédures y afférentes émises par le Conseil des Participations de l’État », indique le document.

Plusieurs médias font également état, ce dimanche, d’une instruction de la présidence annulant la vente d’entreprises publiques.

« Il y a bel et bien instruction de la présidence pour stopper la privatisation des entreprises publiques au profit des oligarques », affirme le député du PT, qui poursuit en critiquant les privatisations : « Une politique qui a montré son caractère destructeur par le passé tant sur le plan de l’emploi que sur le plan de la production nationale qui a connu un déclin criminel ».

« C’est une mesure que nous soutenons car conforme aux intérêts de la nation et des travailleurs. Le pillage et le bradage n’ont jamais construit aucune économie dans aucun pays au monde », a-t-il ajouté. Pour lui, cette instruction est un « coup d’arrêt au projet de liquidation et de l’accaparement par les affairistes de l’outil de production nationale publique ».

Cette instruction « est en concordance avec les corrections entamées par le président Bouteflika en 2009/2010. La tripartite officielle et officieuse étaient en totale contradiction avec cette orientation du président de la République (loi de finances complémentaire 2009 et 2010) », développe-t-il.

Des sources patronales affirment que la présidence a demandé au gouvernement de n’engager aucune privatisation « sans son aval ». Cela rejoint l’idée de départ concernant la « deuxième » tripartite initiée par le secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbés.

CH.M

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