Alger loin de l’Eden terrestre

Alger loin de l’Eden terrestre

Montréal par : Abdelkader DJEBBAR

« Si vous comptez vous expatrier quelque part dans le monde, l’Australie et le Canada pourraient être de bons choix ». Selon le classement 2017 des villes les plus agréables à vivre, publié par l’entreprise de prévision et de conseil, The Economist Intelligence Unit, les deux pays caracolent en tête, avec chacun trois villes où il fait bon vivre dont Melbourne et Vancouver.

Pour la septième année consécutive, sur 140 villes étudiées, c’est la ville Australienne de Melbourne qui arrive en première position, suivie de la capitale Autrichienne, Vienne. Le top 5 est complété par trois villes Canadiennes : Vancouver, Toronto et Calgary. Arrivent ensuite Adelaide (ex-Aequo avec Calgary) et Perth, en Australie, Auckland en Nouvelle-Zélande, Helsinki en Finlande et Hambourg en Allemagne. Au Canada, particulièrement, la vie se passe dans un Eden terrestre de l’avis de plusieurs.

Chacune de ces dix villes obtient une note comprise entre 95 et 97,5 sur 100, selon cinq critères définis par les auteurs du rapport : la stabilité, l’accès aux soins de santé, la culture et l’environnement, l’éducation, et enfin les infrastructures.

En bas du classement, certaines villes sont à éviter, selon l’EIU. Les dix villes les moins agréables à vivre sont Kiev (Ukraine), Douala (Cameroun), Harare (Zimbabwe), Karachi (Pakistan), Alger (Algérie), Port-Moresby (Papouasie-Nouvelle-Guinée), Dhaka (Bangladesh, Tripoli (Libye), Lagos (Nigéria) et Damas (Syrie).

Leurs notes sont comprises entre 30,2 et 47,8 sur 100.

Si des grandes métropoles comme New York, Paris, Londres ou Tokyo pourraient facilement entrer dans le Top 10, notamment en raison de la qualité de leurs infrastructures ou de leur diversité d’espaces culturels, elles ont tendance à être “victimes de leur propre succès”, notent les auteurs du rapport.

Ces quatre villes sont des “pôles prestigieux avec une multitude d’activités récréatives”, mais elles souffrent toutes “de niveaux de criminalité plus élevés, de congestion et de problèmes de transport public”, peut-on lire dans le rapport. Alger semble alors détenir la palme la plus négative en matière de transports publics malgré le métro dont l’entrée en fonction est relativement récente.

A.D

 

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