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Alena: Des avancées ardues

Alena: Des avancées ardues

Montréal : Synthèse par : Abdelkader DJEBBAR

C’est certainement l’un des rares accords à connaître une avancée aussi dure entre le Canada et les États-Unis. Mais, entre Trudeau et Trump tout est encore permis pour sauver l’ALENA bien que les négociations sont difficiles à cette étape. Le Premier ministre canadien s’est d’ailleurs entretenu, par téléphone, avec le chef de la Maison-Blanche cette semaine pour lui réaffirmer son «engagement à conclure un accord avantageux pour les deux pays», à la veille de la reprise des négociations commerciales entre Ottawa et Washington, a annoncé le porte-parole du premier ministre, rapporte La Presse.

Officiellement, les deux dirigeants, dont les relations sont tendues depuis le dernier G7 en juin dernier au Québec, ne se sont pas parlé directement depuis plusieurs semaines. Le 5 septembre, M. Trudeau avait expliqué la position de fermeté Canadienne sur le maintien d’un règlement des différends commerciaux liés à l’ALENA par le fait que Donald Trump «ne suit pas toujours les règles».

«Maintenant que l’administration Trump a complété une nouvelle entente commerciale avec le Mexique, et continue ses négociations pour une entente améliorée avec le Canada, il y a une frustration grandissante chez plusieurs membres du Congrès au sujet des tactiques de négociation Canadiennes», a-t-il écrit. Plusieurs élus Américains estiment que le Canada ne semble pas «prêt» ni «enclin» à faire les concessions nécessaires à la signature d’un nouvel accord plus «juste», souligne-t-on.

La pression est forte à Washington, tout comme à Mexico, pour conclure une version modernisée de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) avant la fin du mois. Le Mexique et les États-Unis ont bouclé il y a trois semaines un accord provisoire, mais le Canada estime ne pas avoir à signer coûte que coûte une entente qui lui serait défavorable.

Questionné à ce sujet, le premier ministre Justin Trudeau a estimé que son gouvernement avait été « très clair » dans ce dossier. « Nous allons protéger la gestion de l’offre et nous allons nous assurer que nos citoyens, nos travailleurs et notre économie bénéficient d’un bon accord », a-t-il lancé.

La position du gouvernement est, dans les faits, beaucoup plus nuancée, croit Patrick Leblond, professeur agrégé à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa. Il estime que le gouvernement Trudeau pourrait protéger le principe du système Questionné plus tôt dans la journée à ce sujet, le premier ministre Justin Trudeau a estimé que son gouvernement avait été « très clair » dans ce dossier. « Nous allons protéger la gestion de l’offre et nous allons nous assurer que nos citoyens, nos travailleurs et notre économie bénéficient d’un bon accord », a-t-il lancé.

La position du gouvernement est, dans les faits, beaucoup plus nuancée, croit Patrick Leblond, professeur agrégé à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa, selon le quotidien La Presse. Il estime que le gouvernement Trudeau pourrait protéger le principe du système de gestion de l’offre tout en offrant certains quotas d’importations de produits laitiers aux Américains en guise de compromis. « Quand on parle de protéger la gestion de l’offre, on semble jouer un peu sur les mots », a-t-il noté.

La Ministre Canadienne des Affaires Etrangères Chrystia Freeland a confirmé qu’elle se rendra à Washington plus tard cette semaine afin de poursuivre « en tête à tête » la renégociation de l’ALENA avec ses homologues Américains.

A.D

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