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Accélérer la mise au point de nouveaux outils pour relever le défi de l’éradication du paludisme

NEW YORK (Nations Unies) - L’accélération des travaux de recherche-développement pour la mise au point de nouveaux outils de prévention et de traitement du paludisme est essentielle pour éradiquer cette maladie au niveau mondial dans un futur proche, selon un rapport du Groupe consultatif stratégique de l'OMS sur l'éradication du paludisme publié vendredi. 

Accélérer la mise au point de nouveaux outils pour relever le défi de l’éradication du paludisme

NEW YORK (Nations Unies) – L’accélération des travaux de recherche-développement pour la mise au point de nouveaux outils de prévention et de traitement du paludisme est essentielle pour éradiquer cette maladie au niveau mondial dans un futur proche, selon un rapport du Groupe consultatif stratégique de l’OMS sur l’éradication du paludisme publié vendredi. 

Aujourd’hui, moins de 1% du financement de la recherche-développement dans le domaine de la santé est consacré à la mise au point d’outils contre le paludisme.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) signale aussi qu’il est urgent d’avancer sur la voie de la couverture sanitaire universelle, d’élargir l’accès aux services et d’améliorer la surveillance pour que la riposte au paludisme soit plus ciblée.

« Afin de libérer le monde du paludisme, nous devons redoubler d’efforts pour trouver des stratégies et des outils susceptibles de changer la donne et d’être adaptés au contexte local. Si rien ne change, nous progresserons plus lentement et nous allons même régresser », estime le Dr Marcel Tanner, Président du groupe consultatif.

Le Groupe a publié le résumé d’orientation de son rapport en prévision du forum qui se tiendra le 9 septembre 2019 à Genève, sous l’égide de l’OMS, sur le thème « relever le défi de l’éradication du paludisme ».

« L’éradication du paludisme à l’échelle mondiale serait l’un des plus grands succès dans le domaine de la santé publique. Avec de nouveaux outils et de nouvelles approches, nous pouvons faire de cet idéal une réalité », dit le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.

Dans de nombreux pays, l’accès aux services de santé reste très difficile. Dans les zones où la transmission du paludisme est modérée à élever, seule une femme enceinte sur cinq est en mesure d’obtenir les médicaments dont elle a besoin pour se protéger de la maladie. En Afrique, la moitié des personnes à risque dorment sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide et à peine 3% des personnes à risque bénéficient de la pulvérisation d’insecticide à l’intérieur des habitations.

Ceci montre bien qu’il faut avancer sur la voie de la couverture sanitaire universelle et renforcer les services de santé et les systèmes de prise en charge pour que chacun puisse bénéficier de la prévention, du diagnostic et du traitement du paludisme quand il en a besoin et là où il en a besoin, sans être confronté à des difficultés financières.

Le groupe a noté qu’il fallait repenser les approches. L’OMS et ses partenaires définissent déjà de nouvelles approches stratégiques pour combattre le paludisme.         Ainsi, en novembre dernier, l’OMS et le Partenariat RBM pour mettre fin au paludisme a présenté l’approche »D’une charge élevée à un fort impact », qui vise à accélérer les progrès dans la lutte contre le paludisme en ciblant 11 pays – 10 pays africains et l’Inde – qui supportent 70% de la charge de morbidité au niveau mondial.

Ceci complète les efforts des pays qui entendent éliminer le paludisme d’ici à 2020 en vue d’obtenir la certification, dans le cadre de l’initiative « E-2020  » de l’OMS.

L’Organisation a déjà certifié 38 pays et territoires exempts de paludisme.

De nouvelles technologies s’imposent. La plupart des outils utilisés aujourd’hui pour lutter contre le paludisme – moustiquaires imprégnées d’insecticide, insecticide à effet rémanent pour pulvérisation à l’intérieur des habitations, tests de diagnostic rapide et médicaments à base d’artémisinine – ont été mis au point au cours du siècle dernier, voire avant.

De nouveaux outils de diagnostic, médicaments et insecticides ainsi que de nouvelles méthodes de lutte antivectorielle prometteurs sont actuellement mis au point, à côté de traitements par immunisation passive, par exemple à l’aide d’anticorps monoclonaux.

Le premier vaccin antipaludique, le RTS, S/AS01 est maintenant disponible au Ghana et au Malawi, et il est prévu qu’il le soit aussi au Kenya.

Aps

 

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