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A l’ONU, Trump et Macron s’affrontent par discours interposés sur l’Iran, le climat et l’unilatéralisme

NEW YORK - Les deux Présidents Français et Américain se sont affrontés mardi à l’ONU par discours interposés sur l’Iran, le climat et l’unilatéralisme, sur fond de désaccord profond entre les alliés atlantistes. 

A l’ONU, Trump et Macron s’affrontent par discours interposés sur l’Iran, le climat et l’unilatéralisme

NEW YORK – Les deux Présidents Français et Américain se sont affrontés mardi à l’ONU par discours interposés sur l’Iran, le climat et l’unilatéralisme, sur fond de désaccord profond entre les alliés atlantistes.

Donald Trump et Emmanuel Macron ne sont pas à leur premier duel à l’ONU où en 2017 ils ont eu à défendre des visions des relations internationales, diamétralement opposées, mais leur discours mardi à la tribune de l’Assemblée générale a été marquée par des tacles un peu plus musclés.

C’est sans surprise que le président américain a réservé l’essentiel de son discours pour rappeler les principes guidant sa politique étrangère, fondée sur l’intérêt national et la souveraineté de l’Amérique.

Comme à l’accoutumé, le locataire de la Maison Blanche n’a pas raté l’occasion de faire l’éloge de sa politique isolationniste, rejetant le multilatéralisme qu’il a nommé “idéologie du mondialisme”.

Ce repli sur soi a permis aux Etats-Unis d’atteindre des performances économiques jamais réalisées jusqu’ici. “En moins de deux ans, le gouvernement a accompli plus que presque n’importe quel autre gouvernement dans l’histoire de l’Amérique”, s’est vanté Trump au début de son discours. Un constat qui a provoqué les rires de la salle.

Pour sa deuxième apparition à l’ONU, Donald Trump a défendu la guerre commerciale livré à son grand partenaire commercial, la Chine, affirmant que les jours où les Etats-Unis croyaient au libre-échange “sont révolus”.

Intervenant un peu plus tard à la même tribune, le président Macron a dénoncé le “nouveau protectionnisme”, prôné par les Etats-Unis affirmant qu’il ne pouvait “en aucun cas régler le problème des déséquilibres commerciaux”.

Seules “des règles communes adaptées à la réalité d’aujourd’hui et permettant d’assurer des conditions de concurrence loyale”, peuvent venir à bout de ce problème, a-t-il soutenu.

S’attaquant frontalement au locataire de la Maison Blanche, Macron a commencé son discours par une charge virulente contre l’unilatéralisme assumé du président américain.

“Cette voie, je l’affirme ici, celle de l’unilatéralisme, elle nous conduit directement au repli et au conflit. La loi du plus fort ne protège aucun peuple contre quelque menace que ce soit, qu’elle soit chimique ou nucléaire”, a prévenu le chef de l’exécutif français.

Appuyant ses critiques à l’égard du président américain qui a décidé unilatéralement de mettre fin à l’accord sur le nucléaire iranien, Macron a tenu à rappeler que c’était ce document paraphé en 2015 à Vienne qui a stoppé les ambitions nucléaires de Téhéran et non pas “la loi du plus fort”, revendiquée par Trump.

“Qu’est-ce qui permettra de régler véritablement la situation en Iran et qu’est-ce qui déjà a commencé à permettre de la stabiliser ? La loi du plus fort, la pression d’un seul ? Non ! Nous savons que l’Iran était sur la voie du nucléaire militaire, mais qu’est-ce qui l’a stoppé ? L’Accord de Vienne de 2015”, a-t-il tenu à préciser.

Les propos tenus par Macron traduisent le rejet de l’appel à isoler le régime iranien, mais aussi la démarche unilatérale de l’administration Américaine concernant le processus de paix au Moyen-Orient.

“Qu’est ce qui permettra de régler la crise entre Israël et la Palestine ? Pas des initiatives unilatérales, ni le fait d’ignorer les droits légitimes des Palestiniens pour obtenir une paix durable. ( ) la loi du plus fort là aussi ne fera que renforcer les frustrations et les violences”, a-t-il affirmé.

Poursuivant son plaidoyer, Macron a appelé Israël à mettre rapidement un terme à la politique des faits accomplis qui menace la possibilité même d’aboutir à un accord de paix. “Poursuivre dans cette voie serait une erreur”, a-t-il averti.

Trump a évoqué dans son discours “le droit de chaque Etat souverain de déterminer sa propre capitale”, en référence au transfert de son ambassade à el Qods, niant de fait l’occupation de la ville sainte par Israël.

Dans le même sillage, Macron s’est montré très critique à l’égard de la politique climato sceptique de la nouvelle administration américaine, estimant que face aux dérèglements climatiques, il ne peut y avoir ” de passagers clandestins eu de solution facile “.

” Même ceux qui ont contestent la réalité en subissent les conséquences comme tous les autres “, a-t-il indiqué en allusion à peine voilée aux climato sceptiques américains qui nient les changements climatiques.

“En affaiblissant l’action collective, certains ne font que s’exposer davantage eux-mêmes”, a-t-il déclaré.

Aps

 

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