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A l’occasion du 8 mars : « 10949 Femmes »… en débat

A l’occasion du 8 mars
« 10949 Femmes »… en débat

Par Fayçal Charif

L’association « Espace Culturel des Deux Rives » implantée sur la rive droite de Bordeaux, organise ce samedi 10 mars dès 20h, à l’Espace Simone Signoret dans la commune de Cenon, un Ciné-Débat autour du film 10949 Femmes, en présence de la réalisatrice Nassima Guessoum.

Le film proposé est un témoignage émouvant de Nassima Hablal, combattante au sein du FLN dès l’âge de 14 ans. C’est un retour vers un passé omniprésent et un regard critique sur l’après indépendance algérienne. La réalisatrice Nassima Guessoum interpelle : « Quelle place ont réservé les hommes aux femmes moudjahidate après la guerre ? » La réalité saute aux yeux et se confond entre les malheurs familiaux, la fierté et la déception, comme chez Nassima Hablal qui malgré tout, a gardé la joie de vivre, la liberté de penser. Elle décédera avant la fin du tournage de ce film.

La présidente de l’association Fadila Kellala, organisatrice de cette rencontre fait un rappel : « Première Moudjahida membre du FLN qu’elle rejoint secrètement et très jeune, engagée pour une cause et un combat nobles, Nassima Hablal force l’admiration et le respect. Elle est restée libre, fière et lucide. C’est un genre de femme « rare » que l’on aimerait côtoyer. J’invite à sa “rencontre” en découvrant le  film dont elle est l’héroïne, et ce en présence de la réalisatrice Nassima Guessoum, que je remercie au passage pour son travail, son engagement et sa présence parmi nous ce samedi… »

Emotions fortes assurées en (re)découvrant l’héroïne de ce film, et approcher son rêve d’adolescente qui était de devenir chanteuse. Mais la colonisation l’en a privée. Nassima Hablal était la secrétaire du CCE, « Comité de Coordination et d’Exécution » composé des cinq chefs de la direction politique du FLN. Elle le dit dans son témoignage : « J’étais le premier élément féminin à être contacté… ». Entre autres actions, Nassima a procuré de fausses cartes d’identité aux membres du FLN, a acheminé des militants vers le maquis, a participé à la grève des huit jours, juste avant que le sort de l’Algérie française ne soit débattu à l’ONU en janvier 1957 .

Cette femme lucide, qui n’a jamais perdu le Nord même lorsqu’elle commence et « semble » perdre la mémoire. Elle raconte son combat, ses amours, ses voisines de cellule, la torture et la déception post-indépendance. La réalisatrice du film, Nassima Guessoum fait voyager dans l’histoire de l’Algérie. Maîtrisant l’art de la synthèse, elle présente une vie en quelques minutes. Un voyage bercé par les paroles, les rires et les … silences assourdissants de l’héroïne Nassima Hablal. A ne pas rater…

La réalisatrice Nassima Guessoum

 

L’héroïne Nassima Hablal

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