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A Haute Voix : De Slimane Azem à Souad Massi !!

A Haute Voix

De Slimane Azem à Souad Massi

Par : Fayçal Charif

Aujourd’hui, comme jadis, ceux qui ont porté la musique Algérienne aux abords de la Seine, avaient toujours le verbe qui faut, le ton qui faut et le rythme qui faut pour rassembler les immigrés Algériens et leur donner un peu joie et de gaieté. Hier, on chantait la peine et la souffrance de  l’Algérie colonisée assoiffée de liberté et avide d’indépendance. Aujourd’hui, le chant raconte le pays et les beaux souvenirs du passé lointain et récent.
Tous les genres de la musique Algérienne s’appréciaient, du Châabi au kabyle, du Raï au moderne, en passant par le Malouf, le Chaoui, El Wahrani et même les musiques envoûtantes du grand Sahara. Les artistes Algériens ont exporté leur musique sur l’autre rive et l’ont fait découvrir au monde artistique.
Après l’indépendance de l’Algérie, les chanteurs qui résidaient déjà en France sont restés pour des raisons liées parfois à l’habitude des sentiers artistiques à Paris et dans les grandes villes Françaises à forte concentration Algérienne. D’autres, ne sont pas revenus pour des raisons « d’engagement politique ». Ils ont été rejoints, pour divers raisons par d’autres artistes au fur et à mesure que les années passaient.
Slimane Azem pour le Kabyle, Cheikha Erimiti pour le Raï traditionnel, Dahamne El Harrachi et Amr El Achab pour le Châabi, incarnaient à eux seuls les exilés de la chanson Algérienne pendant des décennies. Par la suite, un Cherif Khaddam au sommet de son art, où un Idir à la recherche d’un autre espace d’expression ouvriront la voix quelques années plus tard à la musique Raï qui a vu son expansion et sa mondialisation via la France. Cheb Khaled en sera le pionnier, et Cheb Mami prendra le relais pour rendre le Raï universellement demandé.
D’autres noms artistiques et d’autres genres, surtout durant la décennie noire du terrorisme, qui a vu l’Algérie se séparer de ses meilleurs artistes, arrivent en France fuyant les menaces et la folie meurtrière des années 90. La saignée sera longue, même l’immense chanteur de la musique populaire, El Hachemi Guerouabi a été contraint à l’exil, tout comme la brillante étoile de la musique moderne Souad Massi.

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