A Haute Voix : Ben Talha…Il y a 20 ans !!!

A Haute Voix
Ben Talha…Il y a 20 ans !!!

Par Fayçal Charif

Vingt ans, déjà !!! Oui, déjà, mais les cris d’horreur et les pleurs de frayeur nous hantent toujours, à nos jours. C’était la nuit du 22 au 23 septembre 1997, à Bentalha. Une nuit froide d’un début d’automne meurtrier. Les quelques heures de nuit ont fait plus de 400 morts, un terrible massacre qui a marqué toute l’Algérie.

Il y a 20 ans, des algériennes et des algériens ont été tués de la pire manière qui soit par une folie meurtrière, appelée « Terrorisme ». Un terrible carnage qui a emporté avec lui, hommes, femmes, enfants et même des bébés.

Sept ans plus tôt, un cauchemar avait fait sursauter tout le monde. Puis 91, 92, 93, la « mission terroriste » est annoncée. En 1994, le terrorisme fait rage et l’Algérie a le vertige. Les amis journalistes se font assassiner et tombent en martyrs. Dans la foulée de la folie, des policiers, des militaires, puis des écrivains, des intellectuels, des artistes…puis de pauvres gens…puis n’importe qui…puis tout le monde, sans aucune distinction, aucune exception, aucune pitié.

On tombe sous les balles assassines. Nous avons nommé cela, par défaut, « Le terrorisme aveugle ». Fausse appellation, parce qu’on le nommant ainsi on lui donne des arguments ! Qu’il soit aveugle, muet ou sourd, le terrorisme en Algérie a été terrible et barbare, et il suffit de dire « terrorisme » pour comprendre que c’est la pire des choses qui peut arriver à un pays et à un peuple. Les algériens en savent quelque chose !

L’Algérie était condamnée à mort. Elle vacillera, s’étourdira, s’agenouillera, tombera, mais ne capitulera jamais.

Tout algérien faisait semblant de vivre, ou plutôt survivre. 1995, 96, 97…les années des drames et des larmes, les années de sang. Les « sanguinaires » sont passés par l’Algérie…terreur et désolation dans une Algérie meurtrie. Bentalha, Raïs, Beni Messous, et tant de coins et recoins de la grande Algérie, deviennent martyrs.

Le petit peuple s’est dit tout au début que « ça n’arrivera pas jusqu’à moi », que « ça n’arrive qu’aux autres », il a même dit : « t’akhti rassi ». Et puis le feu avait dangereusement pris dans la demeure. Les larmes ont séchées, les peines sont apaisées, les années sont passées, mais le couteau ne cesse de remuer dans la plaie.

Paix à vos âmes martyrs de Ben Talha…martyrs de toute l’Algérie.

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