Quand le bâtiment ne va plus….

Quand le bâtiment ne va plus….

Par : M. AZZEDE

Le  bâtiment va mal en Algérie. Alors, c’est tout le pays qui s’en ressent. Et le débat inter-ministres via des médias se fait en public pour que chacun accuse l’autre et il arrive aux autres à mettre les clefs sous le paillasson. Pour que chacun se croît en pôle position, alors on crie au scandale et les accusations fusent de partout.

Tebboune, ministre en titre de l’habitat et par intérim du Commerce, se veut être la victime toute désignée. Alors, il se bat contre le ministre des finances. Il le fait aussi contre le Premier ministre. Et là, les cartes s’embrouillent. On arrive alors à un dialogue de sourds en attendant que saute le couvercle de la marmite de toutes parts, incluant les patrons des entreprises du bâtiment.

Les créances en souffrance seraient de l’ordre de 130 milliards de dinars. Le CPA  vient de débloquer 10 milliards. « Une goutte dans l’ocean ». De quoi aggraver encore plus la crise et surtout le « ras-le-bol » des patrons, la colère des souscripteurs et l’expectative des services annexes. On ne s’entend plus parler. On ne veut rien comprendre sauf si les créances sont honorées dans l’immédiat pour éponger les malentendus qui, inévitablement, laisseront des profondes traces impossibles à effacer du jour au lendemain.

Les conséquences sur le terrain sont palpables. Le privé algérien ne mâche plus ses mots. Il crie son désarroi un peu partout et à tout bout de champ. Le privé étranger se sent arnaquer. Et il y a les « petits entrepreneurs » qui ne croient plus en rien. Il faut croire que la tentative de régler le grave problème du logement risque de créer une toute autre crise au niveau gouvernemental. Surtout en cette période où il est de plus en plus question d’un imminent remaniement ministériel.

A.M

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