Ramadhan La guerre des prix

Ramadhan

La guerre des prix

Par : M.AZZEDE

Ramadhan est pratiquement à nos portes. Il rentrera pleinement chez nous dans environ deux semaines. Bienvenue donc à cette période de piété. De solidarité. De bonté. Juste que la mercuriale va encore nous brûler le bout des doigts. Faire souffrir notre portefeuille.

L’hémorragie financière aura aussi sa période. Bref, le branle-bas de combat s’imposera sur les marchés des fruits et légumes. Et donc, bienvenue également aux rudes épreuves de la journée, un peu partout en attendant le déjeuner. En attendant El Maghreb. Ouf! Diront certains. Merci à Dieu diront d’autres. Entre-temps les services du contrôle des prix et de la qualité ne devraient pas chômer. Ils doivent avoir l’œil partout. Sur tout. Et en priorité sur la mercuriale. Sur les vitrines des magasins. Sur les étals des boucheries. Sur les étagères des épiceries. Sur les devantures des supérettes. Les services du contrôle des prix, de la qualité et de l’hygiène auront du pain sur la planche. Les consommateurs doivent s’armer de patience. Les revendeurs devraient mettre de l’eau dans leur moulin. Et tout le monde ne pourra qu’être heureux et bien servi. Le sourire sera alors sur toutes les lèvres.

Pour répondre à la demande sans cesse croissante durant cette période, d’importantes quantités de viande, de farine, de fruits et légumes seront mises sur le marché. La direction régionale du commerce d’Oran sait déjà à quoi s’attendre. Son programme est presque ficelé. Il repose d’ores et déjà sur le suivi et l’analyse des approvisionnements du marché.

On parle de plusieurs actions déjà mises en branle ces derniers temps. Concernant le respect de l’hygiène, on parle de quelque 400 brigades dont une centaine pour la seule ville d’Oran pour l’équivalent de trois centaines d’agents.

Évidemment, le nombre est impressionnant. Mais encore faut-il qu’il y ait de la suite dans les idées et surtout dans les objectifs pour assainir le marché des fruits et légumes d’abord et le reste des activités économiques ensuite. L’enchainement doit être permanent incluant la période post-ramadhan. Le succès repose sur la continuité dans les actes.

Des citoyens se demandent pourquoi l’État n’impose pas aux commerçants l’étiquetage des prix sur les produits et articles. Premièrement, cela empêchera de demander, chaque fois, combien coûte tel ou tel article. Plusieurs pays imposent cette règle pour que tout le monde soit confiant. C’est simple, clair et précis.

M.A

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