France/Présidentielle: devant la faiblesse de sa concurrente, Macron à une marche de la fonction suprême du pays.

France/Présidentielle: devant la faiblesse de sa concurrente, Macron à une marche de la fonction suprême du pays.

PARIS – Le candidat du mouvement “En Marche !”, Emmanuel Macron est, à deux jours du deuxième tour de l’élection présidentielle française, à une marche de la fonction suprême du pays devant la faiblesse de sa concurrente, la présidente du Front national (FN), Marine Le Pen qui s’est trop investi dans l’affrontement.

Le débat télévisé de l’entre-deux-tours, suivi par 16 millions de Français, a montré mercredi soir qu’il était, à l’instar de l’élection présidentielle, inédit dans le sens où il a été “le plus violent  de l’histoire de la présidentielle française”, ont relevé jeudi de nombreux observateurs le qualifiant de “navrant” et “pas à la hauteur”.

“Au lieu d’expliquer son programme ou de lever les ambigüités qui l’entourent, la candidate de l’extrême droite a sorti la grosse artillerie pour tirer, sans intelligence et sans suite dans les idées”, sur son adversaire qui tentait à la fois, dans un exercice pas facile, de répondre aux provocations et d’expliquer son programme aux Française, ont expliqué les mêmes observateurs.

Plusieurs journaux français ont largement commenté cette prestation médiatico-politique regrettant l’absence

totale du débat politique et un dialogue des sourds qui n’apporte rien aux Français, notamment pour ceux qui restent toujours indécis.

Fustigeant Marine Le Pen, “première responsable” d’un débat “navrant”, Le Figaro a estimé que “si Emmanuel Macron se met +en marche+ dimanche, il faut souhaiter pour la France qu’il réussisse”, alors que Libération a relevé la “faiblesse” de la concurrente de Macron, même “s’il y a beaucoup à dire sur les projets” de ce dernier.

“Plus généralement, l’un a fait preuve d’un réalisme – budgétaire, fiscal… – au risque de paraître prudent. L’autre aligne des promesses – sociales surtout – dont il est impossible, au terme de ces échanges, d’apprécier le coût budgétaire (…)”, a estimé pour sa part Ouest-France.

Cependant, de l’avis de beaucoup d’analystes, Emmanuel Macron a remporté le débat de l’entre-deux-tours en se

montrant, tant bien que mal, dans la posture d’un président de la République contrairement à la fille de Jean-Marie Le Pen qui donnait l’impression d’être dans un show de campagne.

Juste après le débat, un sondage Elabe pour BFMTV a indiqué que 63 % des Français, ayant suivi le débat, ont jugé que le candidat d’En Marche ! “était plus convainquant”, alors que sa rivale commence à perdre le chemin de l’Elysée (35 %).

Mais dans tous les sondages sur les intentions de vote de ces derniers jours, Emmanuel Macron confirme sa position de favori. Selon une étude d’Ipsos, rendue publique mercredi, le candidat d’En Marche ! emporterait le deuxième tour de la présidentielle face à Marine Le Pen, par 59 % des voix contre 41 %, même si 60 % voteront en sa faveur par défaut.

Plusieurs organisations, personnalités et même des médias, ont décidé, ces derniers jours, de porter leur choix, dimanche, sur le candidat Macron afin de barrer la route à la candidate qui prône “la division, la xénophobie et  l’isolement”.

Aps

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