“Les Dix nouveaux commandements de Wall Street” : Le nouvel ouvrage du journaliste et universitaire Ammar Belhimer

“Les Dix nouveaux commandements de Wall Street”
Le nouvel ouvrage du journaliste et universitaire Ammar Belhimer

ALGER – APS. L’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP) vient de publier un second ouvrage du professeur Ammar Belhimer sous le titre “les Dix nouveaux commandements de Wall Street”, après “les printemps du désert”, paru l’été dernier.

L’essai est constitué de l’ensemble de chroniques, reportages et analyses parus dans le Soir d’Algérie, réécrits, mis à jour, enrichis et agencés pour aboutir à une cohérence qui rend fidèlement compte de la réalité de l’ordre néolibéral des années 1990 jusqu’à l’élection de Donald Trump président des Etats-Unis.

L’effort de réécriture entrepris “est destiné à faciliter pour le plus grand nombre la lecture de concepts et autres formules habituellement réservées aux initiés, sans pour autant altérer leur complexité”, a expliqué l’auteur dans une déclaration à l’APS.

L’ouvrage dissèque “les ravages” du néolibéralisme qui a instauré un ordre bâti sur l’endettement général des Etats et la spéculation avec une régression de la sphère réelle de l’économie au profit de la spéculation financière et une dévalorisation de la notion de travail devant la prévalence du capital financier.

Pour M. Belhimer, professeur en droit, il s’agit de “dévoiler les mécanismes de fonctionnement des sphères économique, politique et sociale sous l’ordre néolibéralisme, relevant qu’au plan économique, nous assistons à une double logique, à savoir l’endettement et la spéculation, qui constituent les deux mamelles du néolibéralisme”.

 Au plan politique, l’auteur souligne “la fin du mythe libéral et démocratique au profit d’une oligarchie qui dicte ses lois au moment où nous assistons, au plan social, à une aggravation des inégalités et à une précarisation du travail”.

L’ouvrage installe méthodiquement les pièces du puzzle néolibéral pour “dévoiler son fil conducteur articulé autour d’une nouvelle forme de valeur, la haute main du banquier sur l’économie réelle, l’antre des spéculateurs que sont devenues les places boursières dans ce qu’il est advenu d’appeler une économie de casino”.

Ce qui permet, estime M. Belhimer, de décrire l’ordre néolibéral comme  un ordre hégémonique qui achève un long processus de développement du capital financier amorcé autour de la première guerre mondiale. Depuis, il règne sans partage, hors de toute régulation et de tout contre-pouvoir, depuis les années 1990.

L’universitaire soutient, dans ce sens, que l’ordre néolibéral trouve une parfaite expression dans ce qui est convenu d’appeler + le consensus de Washington+, une expression utilisée pour la première fois en 1989 pour asseoir dix mythes fondateurs : la discipline budgétaire, la réorientation des dépenses publiques, la réforme fiscale, la libéralisation financière du commerce et la dérèglementation, les taux de change, la privatisation et l’extension des droits de propriété.

L’auteur relève que la déformation du réel, le culte de l’évaluation et le mépris de la justice, la domination d’une caste et l’idéal sécuritaire sont les signes les plus manifestes du nouvel ordre libéral. M. Belhimer présentera et dédicacera son ouvrage dimanche prochain à 14h30 à la librairie du tiers-monde, sise à la Place Emir Abdelkader, Alger.

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