Frappe aérienne américaines en Syrie: l’ONU appelle à la retenue

Frappe aérienne américaines en Syrie: l’ONU appelle à la retenue

NEW YORK (Nations Unies) – Le Secrétaire général de  l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit vendredi “conscient des risques d’une  escalade” en Syrie suite aux frappes américaines dans la nuit de jeudi vendredi contre une base des forces syriennes, et appelé à la retenue pour  “éviter d’approfondir les souffrances” des Syriens.

“J’ai suivi les rapports sur la frappe aérienne contre la base  d’Al-Chaayrate”, et “j’appelle à la retenue pour éviter toute action qui  pourrait approfondir les souffrances du peuple syrien”, a indiqué le chef  de l’ONU dans un communiqué.

Les Etats-Unis ont tiré, dans la nuit de jeudi à vendredi, une soixantaine  de missiles de croisière Tomahawk à partir de deux navires américains en  Méditerranée vers la base aérienne d’Al-Chaayrate, située dans le centre de  la Syrie.

Guterres a estimé que ces développements soulignent que le conflit  syrien ne peut être résolu “qu’à travers une solution politique”, appelant  les parties à “renouveler leur engagement à avancer dans le processus des  pourparlers à Genève”.

“Une issue politique est également essentielle pour progresser en matière  de lutte contre le terrorisme”, a-t-il dit.

Le Secrétaire général a souligné qu’il incombe au Conseil de sécurité de  maintenir la paix et la sécurité internationales, appelant les 15 membres  du Conseil à “s’unir et à exercer cette responsabilité”.

Le droit international a pendant trop longtemps été “ignoré” dans le  conflit syrien, “et c’est notre devoir partagé de respecter les normes  internationales de l’humanité”, a-t-il noté, estimant qu’il s’agit d’un  “pré-requis pour mettre fin à la grande souffrance de la population  syrienne”.

Guterres a indiqué qu’il continue de suivre de près la situation en  Syrie avec “beaucoup d’inquiétude”, se disant “révulsé” par l’attaque à  l’arme chimique survenue mardi contre la localité de Khan Cheikhoune.

Il a souligné que les auteurs de ces crimes doivent répondre de leurs  actes conformément aux normes internationales et aux résolutions du Conseil  de sécurité.

Les frappes américaines contre la Syrie répondaient à une attaque chimique  présumée contre des zones rebelles dans la province d’Idleb au nord-ouest  de la Syrie, attribuée à l’armée syrienne par l’administration Trump et ses  alliés.

Mais, le gouvernement syrien dément catégoriquement ces accusations et  affirme qu’il ne détient plus d’armes chimiques depuis 2014, date à  laquelle les armes chimiques syriennes avaient été détruites en mer sous  contrôle d’experts américains.

Aps

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