La stratégie de la diabolisation qui englobe Damas et Moscou

La stratégie de la diabolisation qui englobe Damas et Moscou

Par : Kharroubi Habib

Ce que vise la campagne anti-régime syrien orchestrée par les puissances qui persistent à vouloir le faire tomber c’est l’arrêt du soutien que lui accorde la Russie. Ces animateurs battent en effet tambour sur le thème qu’un régime qui « gaze » son peuple n’est pas défendable et qui le fait est complice de son crime.

Ce qui s’est passé dans la région d’Idlib est pain bénit pour eux car leur donnant l’occasion de claironner que la Russie se met dans cette situation si après cela elle persiste à défendre Bachar El Assad et son régime.

En demandant une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, Paris croit avoir ainsi piégé ce pays qui pour se dédouaner de l’accusation de « complicité » serait forcé et contraint de ne pas mettre son veto à une résolution de l’instance onusienne avalisant la culpabilité de l’armée syrienne dans l’usage de gaz de combat près d’Idlib. Sauf que ce n’est pas une campagne médiatique basée sur le primat de la responsabilité de son allié syrien, dont les promoteurs ne détiennent aucune preuve l’établissant, qui va contraindre la Russie à l’abandonner à leur vindicte obsessionnelle.

Moscou sait parfaitement ce que trament et cherchent à obtenir les chefs d’orchestre de la campagne anti-régime dont la fausseté des accusations est elle bien établie par le commandement des troupes russes présentes en Syrie. Il y a qu’effectivement il y a eu ce qui peut être qualifié d’attaque chimique ayant fait cinquante huit morts et plus d’une centaine de blessés que les batteurs de tambour anti-régime ont aussitôt et par diabolique orchestration imputé à l’armée du régime en reprenant à leur compte les « témoignages » abondamment fournis par des sources dont l’osmose avec la rébellion est flagrante.

Que pèsent les dénégations de Damas devant la mise en scène cyniquement montée pour diaboliser le régime, son armée et ceux qui les soutiennent ? Mais pour aussi horrifiante qu’elle a été, elle n’a pas établi que c’est l’armée syrienne qui a fait usage de gaz de combat. Même ceux qui ne portent pas dans leur cœur Bachar El Assad et son régime ne sont pas dupes de ce que l’on veut leur faire croire sur ce qui s’est réellement passé dans la région d’Idlib. Pour la simple raison qu’ils savent que le président syrien et son régime n’ont pu être pris de la « folie » d’offrir à leurs ennemis l’argument fatal qu’ils saisiraient pour relancer l’option d’une intervention militaire internationale contre eux.

Le mensonge, la désinformation et la manipulation des opinions sont les seules armes qui restent aux partisans de cette option pour tenter de la remettre sur le tapis alors que leurs protégés syriens sont en pleine déconfiture. Sauf que leur stratégie est vouée à l’échec par la réalité sur le terrain et parce que les opinions qu’elle veut enrôler en faveur de ses objectifs ne tombent plus dans le panneau que sont les fausses considérations « humanitaristes » et « morales » dont se prévalent ses concepteurs. Ce n’est pas Poutine qui va être impressionné par la campagne de diabolisation qui bat son plein visant le régime syrien, mais aussi son pays.

 

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