Import-export : Le ménage du printemps

Import-export

Le ménage du printemps

Par : Abdelkader DJEBBAR

Le printemps est là. C’est le temps du grand ménage. Chacun y va du sien. Les uns y pensent. Les autres mettent déjà la main à la pâte. Chacun, à sa manière, tente de balayer le seuil de sa demeure. Il en est même qui brasse le tout pour le tout avec l’espoir de ne pas rater la cible. Les mécontents seraient alors nombreux. Trop nombreux à commencer par les importateurs. Quant aux exportateurs, les prochains jours risquent d’en dire long parce que, vu la production nationale, les importations légales et autres transactions, peut-être pas trop illégales, mais en tout cas, non conformes aux critères des licences qui seront attribuées dans un très proche avenir semblent  crouler sous le poids des formalités et du “pousse-toi que je m’y mette”.

Commençons par les importations d’appareils électroménagers. Il y a des entreprises algériennes de productions de téléviseurs, de réfrigérateurs, de cuisinières et d’autres articles dans la gamme, mais l’Algérie continue d’importer via des “licenciés es-importations” et dont on ignore les critères qui font que monsieur Untel peut importer mais pas un autre. Et ensuite on nous crache au visage que les critères de réciprocité sont ainsi faits. Tout juste si certains ne veulent pas instituer, d’ores et déjà, un genre d’Alena ou de Ceta entre l’Algérie et la France, en particulier. Comme cela existe d’une part entre le Canada et les Etats-Unis et, d’autre part entre le Canada et l’Europe. Il est vrai que le montant des échanges est tellement élevé que nul en Algérie n’appuie fermement, solidement et dur comme fer la politique de protection de notre “savoir… produire”, dans la clarté et la sincérité.

Après la licence d’importation “d’une banane mensuelle par habitant”, on se retrouve avec deux téléphones portables par personne. L’Algérie importe pour plusieurs milliards de dollars de produits électroniques, notamment la téléphonie mobile et l’électroménager. En effet, les douanes comptabilisent 1,22 milliard de dollars d’importations d’appareils électriques pour la téléphonie mobile. C’est plus de 6% de l’ensemble des achats extérieurs du pays, selon la même source. Dans ce montant, l’on retrouve une partie d’équipements divers pour la 3G et la 4G (réseaux), mais surtout des téléphones mobiles. « Sur une période de 15 ans, l’Algérie a importé pour 7 milliards de dollars de téléphones en tout genre », affirme l’analyste financier Ferhat Ait Ali, qui se base sur les chiffres des Douanes et cité par notre confrère Tout sur l’Algérie.

Les cas similaires pour d’autres articles et produits foisonnent. Il y en a à chaque coin de bureau. Le printemps est là. Il faut le grand ménage avant les grandes chaleurs et surtout les grandes vacances. Le chrono est en marche…

A.D

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