Voile ou pas voile?

Voile ou pas voile?

Par : Abdelkader DJEBBAR

D’un pays à un autre pour ne pas dire d’un continent à un autre, les lois changent même quand un souci est commun à une très grande majorité. La question primordiale ces dernières années réside dans ce sujet on ne peut plus d’actualité: le port du voile islamique. Faut-il l’autoriser ? Faut-il le bannir ? Faut-il faire comme si on ne le voit pas ?

La Cour de Justice européenne vient de prendre le taureau par les cornes en tranchant ce mardi 14 mars: “les entreprises européennes peuvent interdire le port de signes religieux visibles chez les salariés, comme le voile islamique”.

Selon l’arrêté, l’interdiction par un employeur du port visible de « tout signe politique, philosophique ou religieux » dans une entreprise ne constitue pas une discrimination directe. Toutefois, une telle règle peut impliquer une discrimination indirecte « s’il était établi que l’obligation en apparence neutre qu’elle contient aboutit, en fait, à un désavantage particulier pour les personnes adhérant à une religion ou à des convictions données », selon la CJUE.

Au Canada, on n’en est pas encore là mais la question fait bien souvent grincer des dents. Pire encore aux États-Unis. Mais dans la vie de tous les jours, rien ne l’interdit et chacun y va du sien. Dans des grandes surfaces, dans des magasins de détails toutes catégories confondues et même dans certains établissements scolaires, volées et non voilées se côtoient. Mais la question soulève bien souvent des discussions pour tenter de se voir en plus clair…

Selon un récent sondage mené auprès de 600 répondants, quelque 48% des musulmanes canadiennes se couvrent la tête avec un voile en public comparativement à 38% en 2006.

A.D

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