Algérie : La banane à pleines dents

Algérie 

La banane à pleines dents

Par : Abdelkader DJEBBAR

Presque sûr ! L’agence nationale d’information vient de le préciser… Les Algériens ne manqueront pas de bananes cette année. Mais à une condition et non des moindres.

Les opérateurs économiques souhaitant importer de la banane doivent se conformer à plusieurs normes professionnelles pour bénéficier de la licence d’importation et d’un quota pour l’année 2017, a annoncé, ce jeudi, le ministère du Commerce, dans un communiqué diffusé via l’APS.

L’importateur de bananes doit ainsi justifier d’une expérience professionnelle d’au moins cinq ans dans la pratique de cette activité, bilans fiscaux annuels à l’appui. Il doit également disposer de moyens de transport nécessaires et d’entrepôts de stockage, de froid et de mûrissage et d’investissements, au nom de la société, dans la production et le conditionnement de fruits.

La banane doit, en outre, être importée du pays d’origine, de manière régulière et directe, sans intermédiaire, avec obligation d’assurer le transport via des navires aménagés à cet effet. Surtout, l’importateur a l’obligation de s’assurer de la qualité du produit importé et de sa conformité aux normes phytosanitaires, en plus de l’obligation de proposer le produit à la consommation à des prix raisonnables et stables, selon la même source.

Les importateurs pourront retirer le cahier des charges et prendre connaissance des documents administratifs nécessaires, à partir du site électronique du ministère du Commerce, durant la période allant du samedi 11 au mardi 14 mars en cours. Voilà pour les conditions afin de satisfaire les envies surtout à l’approche du mois du Ramadhan et assainir un tant soit peu le secteur des fruits et légumes.

Pour mémoire,  “les importations nationales de bananes ont atteint 142,3 millions de dollars en 2016 contre 182,2 millions de dollars en 2015».

Les prix à l’importation par l’Algérie des produits alimentaires et agroalimentaires ont, pour la grande majorité, baissé durant les cinq premiers mois de 2016 par rapport à la même période de 2015, dit-on auprès du ministère du Commerce.

En ce qui concerne les fruits frais, il a été importé pour plus de 87,3 millions usd de bananes durant les 5 premiers mois 2016 (contre 79,2 millions usd sur la même période de 2015), et pour 42,8 millions usd de pommes (contre 68 millions usd).

Pour certains consommateurs, il n’est pas exclu que toutes les conditions émises par le ministère du Commerce ne deviennent prétextes pour des pénuries organisées et donc des prix appliques hors de la portée des bourses moyennes. Donc, il fait d’ores et déjà prévoir également des moyens de lutte pour enrayer la spéculation.

A.D

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *