Importations : La course aux licences

Importations :

La course aux licences

Par : Abdelkader DJEBBAR

Le premier secteur visé par les restrictions, et non de pénurie, en matière d’importation sera certainement celui de l’automobile pour dynamiser de plus en plus la production nationale et protéger le pouvoir d’achat des citoyens. Rien d’étonnant à cela puisque le Ministre du Commerce par intérim avait déjà annoncé les couleurs il y a à peine quelques jours. L’annonce sera faite, semble-t-il, très prochainement par le Premier ministre qui abordera également le secteur des produits alimentaires sans oublier la fameuse… banane qui fait parfois soulever le tollé par endroit.

Le quota d’importation de véhicules pour 2017 sera vraisemblablement fixé aux alentours de 40 000 à 50 000 unités, selon le Ministre de l’Habitat et du Commerce, Abdelmadjid Tebboune cité par la Radio nationale.

Pour les véhicules, il pourrait être question, par anticipation, d’une diminution de près de moitié par rapport à 2016, lorsque le quota s’élevait à plus de 98.000 unités. La facture d’importation était de 1,29 milliard de dollars en 2016, contre 2,04 milliards en 2015, selon les chiffres des services douaniers.

Outre les voitures du constructeur Renault fabriquées localement depuis plus de deux années, 2017 verra l’entrée en production de plusieurs usines de montage de véhicules à l’instar de Hyundai et de Volkswagen.

Entre temps, le marché de l’automobile d’occasion devient de plus en plus florissant.

Il connaît ces derniers mois un pic impressionnant et une flambée inimaginable. La cause réside, bien sûr, dans le peu de disponibilité. Surtout pour les acheteurs pour qui le véhicule fait partie intégrante de la panoplie des moyens indispensables de faire tourner les affaires. Alors, la seule et unique possibilité est de se rabattre sur les marchés de l’occasion à condition, bien sûr, de mettre le paquet.

Même la Renault Symbol, fabriquée pourtant à Oran, n’est plus disponible en concession. Les revendeurs ont, selon certaines sources, tout raflé! Donc, les plus nantis n’hésitent plus à aller de l’avant.

Par exemple une Renault Symbol année 2016, made in Algeria, coûte pas moins de 152 millions de centimes pour la version en toutes options. Une Dacia Logan de la même année a atteint les 125 millions de centimes. Peugeot 207 et Seat Ibiza de 2012 et 2013, deux véhicules d’occase assez demandés sur le marché variaient au marché entre 115 et 165 millions selon le kilométrage et l’état du véhicule.

Pour enrayer cette anarchie en matière d’importation en proportion par rapport aux besoins et à la production nationale tous produits et articles confondus, des balises vont être instaurées afin de préserver la bonne santé de l’économie nationale et d’insuffler un nouveau dynamisme à plein temps. À condition évidemment d’assurer le suivi et de ne pas se contenter d’opérations ponctuelles pour épater la galerie.

A.D

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