Grèce : tous les moyens sont bons pour faire face aux remboursements d’emprunts

Pour leur retour à Athènes, jeudi 12 mars, les experts de l’ex- « Troïka », désormais baptisée « Groupe de Bruxelles », ont deux priorités : obtenir une image claire de l’état des finances publiques grecques, ainsi qu’une explication détaillée de la manière dont le gouvernement d’Alexis Tsipras entend faire face aux besoins financiers du pays, confronté à de lourdes échéances de remboursement de prêts dans les semaines qui viennent.
Ce n’est qu’après avoir fait cette évaluation, que les experts des créanciers de la Grèce s’attaqueront à l’analyse de l’état d’avancement des réformes promises par Athènes. Ce volet de la mission devrait débuter la semaine prochaine.
Jeudi, M. Tsipras et le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), José Angel Gurria ont annoncé un partenariat sur la mise en place de réformes (sur la fiscalité ou la concurrence, par exemple), dont Athènes espère qu’il sera une preuve de sa bonne volonté réformatrice.
Jeu de pistes
C’est un drôle de jeu de pistes, qui s’est ouvert, jeudi, pour tenter de localiser les représentants des créanciers de la Grèce. Le ministre des finances, Yanis Varoufakis a déclaré, mercredi, que ces représentants de la Commissions Européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) seront maintenus à l’abri des regards, « dans un lieu dédié » de la capitale – « probablement leur hôtel », a précisé M. Varoufakis -, où leur seront livrées les « données » nécessaire à l’évaluation de l’état des finances grecques.
En soit rien de bien différent de la façon dont fonctionnaient déjà les experts de l’ex-“Troïka”, souvent confinés par le précédent gouvernement au Hilton et qui ne sortaient de cet hôtel de luxe d’Athènes que pour aller rencontrer le ministre des finances.

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